001- Atelier du 10 octobre 2014

1) Pour la reprise, c’est en chanson que cela démarre.

Voici le texte d’une chanson « caviardée »

La pluie de l’automnepluie012
…………………………
de ses …………………
La pluie qui …………
me rappelle
……………………..

Au loin sous la pluiepluie-gif-001
……………………
Qui……………
Si …………………
Est la peine
…………………….

Moi qui disais…………pluie010
…………je n’avais …….

La pluie de septembre
semble ………….
un ………………..
la pluie………….
Qui dessine……………

A chacun d’imaginer les paroles manquantes !

cigogneLa pluie de l’automne
Chante une comptine.
De ses gouttes friponnes,
La pluie qui trottine,
Me rappelle une cigogne.

Au loin, sous la pluie
se faufile une grenouille
Qui titube, doigts brandis.
Si vous la frôlez, une chatouille
Est la peine subie.

????????????????????Moi qui disais que la pluie était maussade
Je n’avais pas imaginé une telle mascarade

La pluie de septembre
Semble si fragile.
Un peu de gingembre,
La pluie bat des cils
Et dessine un cœur d’ambre.

Elodie

La pluie de l’automnepluie
est tombée en coup de vent
de ses gouttelettes glacées
elle a fait son ménage de printemps.

La pluie qui tombe
tombe
tombe ainsi
me rappelle que l’été est fini.

Au loin sous la pluie
les terres s’abreuventpluie 2
et gonflent les fleuves…
Si belle, la pluie qui s’amoncelle
est la peine effacée sous les larmes du ciel.

Moi qui disais que j’aimais le printemps
je crois que je n’avais jamais vécu avant.

La pluie de septembre
semble présager un orage qui gronde.
L’éclair, la pluie, la brise enfin…
dessinent un nouveau paysage à chaque seconde.

Emmanuelle

pluie automneLa pluie de l’automne
M’emprisonne
De ses pleurs,
La pluie qui t’appelle,
Me rappelle
Mes douleurs

Au loin, sous la pluie
Je Te vois
Qui t’enfuis.
pluieauSi forte et si folle
Est la peine
Dans mes veines.

Moi qui disais
« La passion qui nous étreint
sera éternelle. »
Je n’avais pas prévu
Qu’elle te rendrait cruelle.

La pluie de septembre
Semble attendre
Un orage,
La pluie
Qui dessine
Un naufrage.

Laurent

Avec l’insistance pluie
De ses nuages gris
La pluie qui balance
Me rappelle
Mon enfance
Moi qui disais jeunot
Que je n’avais pas soif.

La pluie de septembre
Semble me surprendre,
Un peu froide et sucrée
La pluie qui désaltère
Qui dessine
La rivière
De mes jeunes années.
Au loin sous la pluie
Je cours les ruisseaux
Qui larguent leurs eaux.

Si fraiche est la peine
Et si gai est mon rêve.

Géraldine

champignon sous la pluieLa pluie de l’autommne
Est revenue brillante
de ses mille gouttes
La pluie qui cache ses secrets
Me rappelle et me raconte
des histoires de forêt.

Au loin, sous la pluie,
Un champignon inquiet
Qui pousse en silence,
si jeune, si fringant du pied,
Est la peine
De ceux qui vont lentement.

arabesqueMoi qui disais qu’aucune forêt
Ne restait, je n’avais pas compris…

La pluie de septembre ,
Semble redonner vie à cette absence,
Un mystère, une connivence,
la pluie qui me dit
Qui dessine les arabesques
que je déchiffre maintenant.

Christine

2)Ecrire une carte postale sur le thème de l’émotion & des sentiments.
Cette carte peut s’adresser à qui l’on veut : une personne, un animal, la planète…

carte postaleChère Lune,
luneJ’ai peur de me tromper, je ne sais comment te dire, je préfère t’écrire.
Chère lune , éclaire moi sur mes propres sentiments, toi qui sais si bien, quand tu éclaires les ombres du jardin, me faire découvrir un objet qui, tout à coup, devient privilégié, aide moi à discerner qui je dois aimer, qui je dois consoler, comment je dois découvrir ce qui est caché dans la lumière trop crue du jour;
Merci lune , merci d’avoir écouté ma prière . A bientôt.
Etoile indécise.

Christine

 

esperanceChère Espérance, la plus digne des vertus,
Même lorsque tout semble perdu,
Tu es toujours à nos côtés,
Comme une seconde nature,
Toujours prête à nous seconder,
A nous pousser vers l’aventure,
Nous insuffler la joie de vivre,
Dont le monde entier se prive.
C’est ton souffle qui nous fait oser,
Prendre des risques, partir à l’aventure.
Même quand tout fait grise mine
Il peut pleuvoir, tonner, ce qu’on devine,
C’est que déjà le beau temps revient.
Et s’il faut franchir des montagnes,
longer des falaises, traverser des ravins,
à tes côtés on ne craint rien.
On se sent pousser des ailes.
Emanuelle.

regard1

Je ne te connais pas
Mais t’aime fort déjà
Toi mon homme idéal
Encore si loin de moi.
Tu serais tendre et franc
M’écouterais ravi
Et me dévorerais
De tes yeux alanguis.

Géraldine

Chère colère, cher ressentiment,

colere

Je vous trouve souvent légitimes et même salutaires. Mais cette fois-ci, trop c’est trop ! Vous étiez auparavant bien timides, presque refoulés. Désormais, vous m’explosez sans cesse à la figure. Une nouvelle catastrophe au journal télévisé, un commentaire stupide sur l’actualité, un sarcasme lâché par un collègue et vous faites immédiatement surface. Sans vous être annoncés qui plus est.
Afin que nous puissions cohabiter de façon durable, je vous invite donc à plus de mesure et de circonspection.
Comptant sur votre retenue,

Elodie

terreJe suis révoltée
On te manque sans cesse de respect,
Te massacre au nom du progrès,
Et certains te déclarent leur flamme !
Qu’ils m’énervent !
Leur arrogance médiatique sent fort le discours soufré.
Ma colère n’a d’égale que tes débordements,
Volcans, typhons, inondations…
Mais bon sang ! Ils ne comprennent rien !
Faisant ce choix vénal, ils te tuent sûrement.
J’ai honte de mon rang, je voudrais être chien.
N’avoir pas cette rage,
Et laisser aux sapiens leurs actes assassins,
Sans sentir qu’en un point je puis leur ressembler.
Pardon.

Géraldine

3°) Objets inattendus…
Se laisser porter par les objets proposés…
S’en servir comme fil conducteur pour une petite histoire, suivre les réflexions qu’ils nous inspirent, à quoi ils nous font penser… Laisser divaguer notre esprit.

Voici la photo des différents objets apportés :

IMG_20141010_181935

Chers confrères,
En préambule je vous demanderai d’être indulgents, car la démonstration pratique à laquelle vous allez assister, ne se fera pas in vivo aujourd’hui, mais seulement sur un « fantôme ». Vous savez qu’il s’agit de la nouvelle méthode de T.I.M. ( c’est à dire de « Tatouage Incrusté sur Molaire »), pour laquelle j’ai inventé deux instruments révolutionnaires.

dent
Le premier concerne les « aiguilles-hérisson », appelées ainsi parce qu’elles se déplacent en un seul bloc, dans la bouche, mais en ondulant comme un hérisson. Elles vont permettre ainsi de faire un brouillon de tatouage, allant des molaires du haut à celles du bas, en passant par les incisives. Il est juste, cependant de noter une restriction: les canines trop pointues, vont empêcher l’ondulation. Il faudra donc les recouvrir , au préalable de verre-loupe, à passer au poinçon. A ce détail prés les aiguilles hérisson vont permettre de dessiner un schéma extrêmement précis.
Le 2e objet que j’ai mis au point, est la « chaussette-bébé-à-tatouer » que vous poserez sur la langue du patient, et qui, imprégné de coquilles d’œufs broyées, va inventer à elle seule de multiples arabesques du plus bel effet.
Ces aides techniques vont révolutionner la pratique du T.I.M.qui devient incontournable, de nos jours, à tout chirurgien-dentiste qui se respecte. Du coup, puisque devenue beaucoup plus facile, et donc moins onéreuse, je vais entreprendre des démarches pour la faire accréditer et même rembourser par la Sécurité Sociale.
Maintenant, venons en à la démonstration pratique: prenez tous vos entonnoirs en verre et vos tampons imprimeurs et regardez moi faire.
Christine

 

Mais qu’est-ce que je fais là ? Sous cette prison de verre qui se resserre, m’étouffe, m’oppresse.
Je voulais juste jeter un coup d’œil, avoir un bref aperçu de ce qui se passait de l’autre côté du mur, ne pas mourir idiot. Tu parles d’une idée stupide. A peine avais-je grimpé quelques marches que le piège s’est refermé… comme une cloche à fromage versée au-dessus d’une souris gourmande.
Depuis, le monde autour de moi est brouillé, l’horizon limité, mon propre reflet déformé.
Qui a pu avoir l’idée d’un truc pareil ! Faut en avoir un esprit tordu pour pondre une prison conique. Impossible de se dégourdir les jambes ne serait-ce quelques minutes. Le seul mouvement possible est de tourner sur soi-même jusqu’à l’infini, jusqu’à fendre un boulon, jusqu’à péter une durite, jusqu’à se cogner la tête contre la paroi dans l’espoir qu’elle se brise.
Mille fois, j’ai essayé de m’évader. Mais comment faire ? Le verre semble incassable. Et la prison est amarrée au sol comme une huître est scotchée à son rocher. J’ai appelé à l’aide. J’ai crié, supplié, hurlé. Nul n’a entendu mon appel. J’ai récité des chapelets de mots de passe : « Sésame, ouvre toi ! », « Vade retro Satanas ! », « Envole-moi ! ». En vain.
Je crois que mon destin est de finir ici… Mais non ! Turlututu chapeau pointu, il doit bien y avoir une solution. Tiens, le dôme vacille. Turlututu chapeau pointu ? Tiens, les parois disparaissent. Je suis libre.
Elodie

binocleSon binocle
Sur le nez haut pincé
Ses cheveux gominés,
Tempête sous son crâne.
Dans l’entrée du théâtre
Jeune dame bien crantée
Accompagne sans gaieté
Vieil amant chauve et gras.

Qu’allait donc inventerconcert
Ce jeune homme fort bien mis
Pour tenter d’approcher
La belle… sans son ami ?
Un grand bruit le surpris
Le concert commençait
Et il fut bien marri
De la voir s’éloigner.

Géraldine

 

 

Je me réveille. Je regarde autour de moi. Tout est nébuleux. Quel est ce long voyage dont j’émerge : une cure de sommeil, une anesthésie, un accident ?
Autour de moi, la montagne est pelée comme un crâne humain ou un œuf de dinosaure. Pas de voûte céleste au dessus de ma tête, tout est gris, floconneux, comme un désert de cendre. Je me lève, m’attendant à être rappelé à l’ordre par mon mal de dos habituel et mes articulations douloureuses. Rien. Mes douleurs se sont envolées. A mon pas alerte on me donnerait dix ans. Une ville étrange m’attend en bas. Un manège s’est figé autour d’un socle. Un grand totem Aztèque domine une esplanade. Un immeuble en verre s’élève en pointe, surplombant une rivière à l’eau translucide que sillonnent des bateaux argentés. Je cherche une route, tombe sur une déchetterie où les gens ont jeté pèle-mêle leurs addictions (téléphones portables, télévisions, cigarettes, ordinateurs, tablettes…), entassant par la même occasion leurs ambitions et leurs médisances.
Soudain j’aperçois au loin un cercueil en cuir. Je m’en approche frileusement, à pas mesurés. Des verres optiques éblouissants m’éclairent enfin, et enfin je me vois dans un grand miroir à double face. Mon spectre me regarde, éteignant tout espoir.

Emmanuelle

4°) « Elle allait fermer la porte lorsqu’elle se rappela qu’elle oubliait quelque chose d’important… » Inventez la suite – petit texte court.

Elle allait partir sans son sac… et donc sans son permis, sans sa carte bleue, ses papiers.
La catastrophe. Où était-il passé ce satané sac ? Elle finit par le trouver dans le placard à chaussures. Tout cela lui avait donné chaud. Elle était en train d’enlever son pull quand le téléphone sonna : Une pub, encore ! Elle raccrocha sur quelques mots acerbes, puis revint vers la porte. Ouh la la, le temps était à la pluie. Elle pensa aussitôt à son linge, dehors, et courut le récupérer. Vite, elle le mit au sèche linge. Il finirait de sécher… En passant devant le buffet elle aperçut la lettre qu’elle devait poster. Zut, où sont les timbres ? En les cherchant, elle faillit marcher sur la queue du chat qui miaulait après sa pâtée. Elle le servit en croquettes et ce faisant, en renversa une partie sur le carrelage. Allez, hop ! Un coup de balayette ! En se redressant, elle avisa la brique de lait vide oubliée sur le plan de travail. Les enfants avaient la manie de tout laisser traîner et d’ignorer royalement le bac de recyclage dans le garage… En allant la porter, elle ramassa au passage des pubs abandonnées sur le piano, le journal de la semaine passée et un emballage qui avait il y a peu contenu des recharges pour ponceuse… Au retour, elle vit la panière débordante de linge dans la salle de bain. « J’ai le temps de lancer une machine, ce sera fait. » Au pas de charge, elle appuya sur le programme et revint dans l’entrée tout en récupérant deux ou trois jouets qui trainaient. Il y avait aussi un monceau de linge à repasser dans la chambre d’amis, les impôts à déclarer, la mutuelle à appeler, et un peu de couture à faire. Sans compter le repas à préparer bien sûr. Après sa journée de travail, ça commençait à faire.
Finalement, elle remit son sac dans le placard à chaussures, sortit en fermant la porte derrière elle et prit la poudre d’escampette.
« Chassez les toiles d’araignées, se dit-elle, elle reviendront toujours ! »

0fb6002d

Emmanuelle

Elle allait fermer la porte lorsqu’elle se rappela qu’elle oubliait quelques chose d’important.

tete
Sa tête ! Mon Dieu, quelle étourdie ! Cette fois-ci, elle en avait absolument besoin. Elle allait chez une amie dont la vie n’avait plus ni queue ni tête et qui recherchait un appui, un soutien. Alors elle fit marche arrière, rattrapa sa bévue et poursuivit son chemin d’un air nonchalant. La tête sous le bras, elle était bien décidée à profiter de quelques derniers instants d’insouciance. « Je la coifferai au dernier moment », se dit-elle.

Elodie

Joséphine partait pour de longs mois avec un groupe de paléontologues comme elle.
Sachant parfaitement que son quotidien serait de poussières, dessins, recherches, mesures et photos autant que du maniement du piolet et de la pelle, elle s’était équipée en conséquence, mais elle tenait tout de même à rester la jeune femme soignée qu’elle était à Paris.
Sa malle bouclée, elle avait mentalement fait l’inventaire de ses effets :
4 robes fort simples avec jupons et corsets, 4 solides culottes et chemises de coton, tenue somme toute masculine mais fort adaptée à ce qui l’attendait.
Nombre chemises de jour et culottes de linon brodé, bas, gants, chapeaux et godillots.
Elle avait soigneusement rangé ses affaires de toilette dans sa mallette d’osier, dont cette merveilleuse eau de roses de Damas qui savait apaiser les brûlures du vent, sa poudre d’iris, le parfum de Balenciaga, un peu musqué mais il la réconforterait.
Un coup d’œil dans le miroir de l’entrée l’avait rassuré sur son apparence, et elle allait fermer la porte lorsqu’elle se rappela qu’elle oubliait quelque chose d’important …Essentiel même.

dino

La pièce trônait pourtant dans le salon, bien en évidence, trop habituée peut-être à sa présence, elle allait laisser là, l’objet de ses recherches : l’œuf de dinosaure, trouvé lors de sa dernière campagne de fouilles dans un coin du Languedoc.
Comment poursuivre alors le méticuleux travail d’identification à venir sans ce repère essentiel ?
Elle s’empressa de l’installer dans un carton à chapeau et héla un taxi.

Géraldine

Elle allait fermer la porte du jardin lorsqu’elle se rappela qu’elle oubliait quelque chose d’important; Mais qu’est ce que cela pouvait être? Elle avait ses clefs, son téléphone, son agenda, la lettre pour Mylène, à peser et à poster, ses chewing-gums préférés, son rouge à lèvre mauve, sa lime à ongle, sa capuche d’ouragan.
tomateMais si elle se frappa le front tout à coup, elle oubliait 2 choses: sa chaise pliante qui pouvait se rétrécir à la taille d’une noix et allait lui servir dans la queue de la poste .
Et d’aller déposer 2 baisers sur la dernière tomate qui lui avait promis (le croyait-elle) de ne rougir qu’à cette seule condition.

Christine

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s