010 – atelier du 20 mars 2015

1°) Écrire en faisant très court
Inventez un dicton, un proverbe, une devise et/ou un haïku.

Jusqu’à son dernier souffle 26010172
Le nuage s’essouffle
A rattraper le vent

Le meilleur argument impose le silence.
Le silence est souvent la meilleure répartie.

Des milliards d’hommes sur la terre
Des grains de poussière
Dans un halo de lumière

Emmanuelle

La vengeance est illusoire
Elle vous tue, elle vous troue comme une passoire131836725952

Lumière qui vacille
Rouge le ciel à l’horizon
Noirceur du désespoir qui me guette

Elodie

Et l’avenir appartient
Aux galopins
Qui dorment le matin

Belle étoile du nord   iles_deser-03
Frôlant à bâbord
Les berges de l’aurore

Des îles et des sandwichs
De Java à Greenwich
De l’eau, des terres en fiche

Laisser dans le naufrage
Comme otages
Une brassée de rage

Christian

Bel écrit qui croit éprendrebiere-8

Bière qui saoule ramasse la rousse

Un rien vaut mieux qu’un dieu, ton aura.
Laurent

L’espoir fait vivre…mais comment vivre sans espoir,
ne voir que du noir,
de longs couloirspondglitteranimation_1
de sales histoires,
arriver nulle part…
L’espoir fait vivre mais comment vivre sans espoir,
De beaux matins,
de grands soleils,
de la lumière,
une rivière
et toi au bout du chemin

Jeannot

2°) Pyramide de mots
Écrivez sans réfléchir 20 mots qui vous viennent à l’esprit
Classez les deux par deux
Cherchez un mot les associant – utilisez ces dix mots pour écrire un texte ou un poème de dix lignes, chaque ligne contenant un des mots.

les-secrets-de-la-passionN’as-tu reçu mon message
Naturel et peu sage ?
Prends ton courage à deux mains
Et libère tes envies
Cours, sinon la rage de demain
Ne laissera ta liberté en vie
Quitte cette vie sage
Accueille sur ton visage
L’étincelle qui s’étend
Étreint celle qui t’attend
Cueille dès aujourd’hui
Le fruit de ta passion.

Laurent

La solitude du pompier en période de sécheressepompier
Quand seul un sombrero en chocolat peut procurer
Un peu d’ombre aux têtes pêcheresses
Sous le miroir brûlant au creux des bénitiers.
Cette chaleur torride exhibant son compte à rebours impie
La musique des vignes assommées de cigales
On ouvre un tiroir, on texte une serrure transie
On vide un cendrier, le sablier s’emballe
Quel numéro, quel matricule, quel vent,
Arrime encore la bague à la patte du pélican.

Christian

lierreLe lierre a envahi les vieux murets de pierre
Les arbres sont tombés fracassant nos espoirs
Le passé évanoui, l’avenir est désert
Le présent nous aspire sans autre échappatoire
Que fouler les chemins où les anciens passèrent

Emmanuelle

Pour la première fois, un poisson-lune va intégrer le cercle restreint des êtres envoyés à la découverte de notre système solaire.
C’est à bord d’un aquarium à triple réacteur, un bijou de la technologie, qu’il poissonlunes’embarquera.
Un véritable bolide selon son constructeur.
Depuis l’annonce de cette nouvelle, les commentaires vont bon train : « C’est ridicule, c’est une folie », n’hésitent pas à dire certains.
Mais les représentants des vertébrés aquatiques minimisent ces réactions : « Ces personnes manifestent simplement leur déception de ne pas avoir été choisies », rétorquent-ils.
Quant au principal intéressé, Monsieur Plouf, il s’affiche déjà en cosmonaute et semble serein.
« Ce privilège que l’on m’accorde est le fruit de mes efforts et de ma persévérance.
Pensez qu’il m’a fallu faire un régime sans sel d’un an pour faire acte de candidature », précise-t-il.
Quoi qu’il en soit, cette désignation est l’occasion d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire du vol spatial.
Elle montre également la volonté du gouvernement de favoriser la diversité.

Elodie

3°) En chanson
Choisissez une chanson que vous aimez chanter : changez les paroles en écrivant sur un sujet quotidien, basique… (le temps qu’il fait, il n’y a rien à la télé ce soir, le facteur n’est pas encore passé, etc…)

sur la musique de l’Auvergnat…

Elle est à toi cette chanson
Toi le chauffard qui sans façon
Croit que la route lui appartient
Et les clignos faits pour les chiens

Toi qui te gares sur les trottoirsGrifilChauffard800
Roule à 200 sur les boulevards
Te faudra t-il un accident
Pour changer de comportement ?

Si tu pouvais lever le pied
Arrêter de rouler pleins phares
Ne pas mépriser les radars
Ne pas doubler n’importe comment !

Toi le chauffard quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emporteras
Là tu freineras pour passer
de vie à trépas

Emmanuelle

Nouveau western (MC Solaar)

Le vent souffle par énormes bourrasques
ouraganLes arbres évoluent tels des fantômes fantasques
Air polaire et stalagmites de givre
J’ renifle, j’éternue et le rhume m’enivre
Pourchassée par l’ouragan,
Le cyclone, le typhon, le grand déchaînement
Le froid s’insinue à travers mon cache-misère
Les microbes sont ses partenaires
Parfois, je glisse sur le verglas
Et à travers la buée, on devine mes « A gla gla »
Mes lèvres bougent, vibrent et grelottent
Sous l’action des rafales et de l’eau qui clapote
Tandis que ma peau se lézarde et se fissure
Endure des gerçures, souffre de fêlures.
Le froid c’est l’enfer. Le froid c’est l’enfer !
De décembre à mars,je déteste l’hiver.

Elodie

sur l’air des feuilles mortes
Oh je voudrais tant que tu te souviennes  s
Cette fonction était la tienne
Tu étais président je crois
Tu te prenais pour un roi

Jour après jour, tes tics nerveux
Ont exhalé tous tes désirs
Tes convulsions comme un aveu
Nous laissaient présager du pire

Avec d’autres bien sûr, tu carillonnes
Que c’est à toi qu’échoit le trônes2
Tu te prends pour Dieu, je crois
La solution à nos tracas

Jour après jour, tes tics nerveux
Ont exhalé tous tes désirs
Tes convulsions comme un aveu
Nous laissaient présager du pire

Laisse donc chanter ta Carla
Prends ta retraite tu as le droit
Fais du vélo et du yoga
Dans un beau ranch du Dakota

Jour après jour, tes tics nerveux
Ont exhalé tous tes désirs
Tes convulsions comme un aveu
Nous laissaient présager du pire

Christian

Sur l’air de « Education sentimentale » de Maxime le Forestier

tfCe soir sur la Une
Nous verrons c’est nul
Un truc déprimant
Des horribles images
Qui font des ravages
Pour les yeux d’enfants

Il faut que cela cesse
Arrêtons ce stress
Lisons tous les deux
Romans ou nouvelles
Les lectures sont belles
Et soyons heureux !

Laurent

2ème parodie sur « l’auvergnat » de Brassens

Elle est à toi cette chanson20
Toi le JT qui sans façon
Fait qu’à 20 heures soir après soir
Tous les spectateurs broient du noir

Toi qui montre l’humanité
Dans tout ce qu’elle a de plus laid
Consacre le temps imparti
A toute forme de barbarie

Tu es repu des pires horreurs
Qu’en boucle tu mets à l’honneur
Ne pourrais tu à l’occasion
Mettre en valeur les bonnes actions ?

Heureusement on peut zapper
D’autres émissions font rêver
Et nous font préférer le ciel
Au fond des poubelles

Emmanuelle

4°) Photo de classe
Visualisez dans votre tête les photos de classe de votre scolarité. Choisissez les élèves qui vous ont marqués, dressez pour chacun d’eux un court portrait, comme si vous les présentiez oralement à quelqu’un.

mat

Ting ! Une notification Facebook sur mon téléphone. Je pianote. Et les couleurs défraîchies d’une photo illumine l’écran. Quelle surprise ! Les visages poupins de mes camarades de maternelle m’arrachent un sourire. Je les reconnais tous sans exception.
Maud, blondinette débordant d’espièglerie. Qui aurait crû, après avoir exténué plus d’un professeur, qu’elle serait à son tour enseignante.
Céline, un visage rond entouré de boucles brunes. Concentre toute son exubérance, aujourd’hui encore, dans le choix de ses lunettes.
Florence, châtain clair, toujours en jean et baskets. Ne sait pas finir une phrase sans la ponctuer d’un éclat de rire. Dorénavant, elle exprime toute sa jovialité et sa générosité dans la pâtisserie. Elle aussi a migré dans le sud de la France, bien avant moi d’ailleurs. La COGEMA fermait ses sites les uns après les autres et son père avait été transféré du côté de Montélimar. La séparation avait été un déchirement…
Laura, Ninon, Marie, Gladys, Coralie, Alice, Patricia… Ces noms me rappellent les parties de billes, d’élastique ou de corde à sauter, les discussions à n’en plus finir sur les dessins animés :« Jeanne et Serge », « Olive et Tom » et « Gwendoline ». Je ne les connais désormais qu’à travers leurs messages sur Facebook. Je ne leur parle plus qu’à travers des « J’aime » lorsqu’elles parlent de leurs vacances ou de leurs enfants. Étrange de voir comment la vie peut rapidement nous éloigner de nos meilleurs amis d’avant.
Quatre garçons seulement sont essaimés sur les trois rangées d’écoliers. Paul, Manu, Cyril et Florent. Ils avaient peu de préoccupations à part le ballon rond et la jolie Maud ; Ils ne présentaient dès lors aucun intérêt à mes yeux d’enfant.

Elodie

classe

Yvan S. était un blond filiforme qui était toujours en train de manger si bien qu’on le croyait affublé du vers solitaire. La médiocrité de ses résultats scolaires contrastait avec sa propension à faire preuve d’une imagination débordante quand il s’agissait de fomenter une grosse connerie.

Nathalie M. était une blonde aux yeux bleus consciente de sa beauté mais pas bêcheuse pour un sou. Tous les garçons de la classe en était amoureux. Elle ne céda à aucune de leurs avances.

Daniel D. était un garçon frisé, aux joues rosées affublé en toute saison d’une éternelle morve au nez. Cela lui fermait bien des portes en terme de camaraderie.

Didier L. était un fils et petit-fils de viticulteur. Il savait qu’il serait lui-même viticulteur et guettait à longueur de classe le temps qu’il faisait, garant de la qualité de la récolte à venir.

Christian F. était un petit brun nerveux à la coupe au bol qui lui valait le surnom de Du Guesclin, Mireille Mathieu ou Serge Lama selon le bon vouloir de son interlocuteur !!

Christian

sca
Si, si je savais que Gilles était doué pour le dessin. Quel régal de le voir croquer les profs du collège ou de nous représenter en meilleurs joueurs de hand du monde, lui dans les buts, moi à l’avant. Quel plaisir de créer une bd avec lui, ses dessins venant mettre en valeur mon scénario sur l’histoire des gloires de Grenoble, appelée évidemment le « gratin Dauphinois » qui arrivaient sur la ville à l’intérieur d’une coquille de noix…
Je l’ai eu dernièrement au téléphone après plus de 30 ans sans nouvelles. Il fait le bonheur d’ Hollywood comme story boarder et est devenu le beau-père de Scarlett Johansson

Laurent

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s