04- Année 2013-2014

Pour commencer cet atelier, quelques jeux d’écriture:

1) Lipogramme inversé : On choisit une lettre et on l’emploie le plus possible dans une phrase, un petit couplet, un petit texte…

Taratata ! Ces tatanes, ma tata, sont en tarlatane !tatanes

Carole

Allo allo, dit Coco au chapon Pablo : j’ai un boulot pour toi,
tacotviens coller des cotillons polissons
sur le tacot de mon patron qui compte
ses sous tout le jour et corrige tous nos grattons,
alors nous rirons et irons au dodo.

Christine

Regarde-là, ta ville elle est paralysée, par cette marée humaine qui arrive des quartiersdrapeau avec leurs casquettes, leurs foulards, leurs drapeaux noirs. Ils rêvent tous du grand soir.

Jano

foin_mlIl se faufile entre deux fétus de foin, ce fieffé filou, ce fanfaron au profil filiforme.

Elodie

« A table, ânonna Anatole. Albert, Anna, Abélone, amenez-vous ! Asseyez-vous ! »
Au menu , à foion avocats, artichauts, cabillaud, ananas et abricots arrosés d’ Anjou.
« Après ce repas frugal, affalez-vous dans la véranda, et là, avachis et affables, avalez un arabica au son attirant d’Aznavour et d’ Antoine ! »

Charles+Aznavour+01

 Christian

Bonzour. Ze m’appelle Zizou  Zapata.Ze suis un drôle de zigoto.  Ze suis vierze ascendant Zémeaux, un peu zinzin, un peu zazou, un peu zozo. Z’adore Zinedine Zidane. Z’écoute Zaz, zébuZazie et Led Zep. Z’aime le zouk et le Zazz et les danses Zoulous.zèbre Z’aime aussi les films de zombies et de Zorro. Z’ai lu Zola, Zep et Zazie dans le métro. Z’habite dans la ZAC près du zoo d’ Azay le Rideau. Z’adore le visiter. L’autre zour, le soleil au zénith, z’ai fait le zouave. Z’ai semé la zizanie entre un zébu de Zambie et un zèbre du Zimbabwé. Le zébu m’a zieuté, z’étais sans sa zone… Il a zappé.. Z’ai zigzagué. Zéro, il a zoomé. Zut, il a visé ma zigounette, zigouillé mon zizi. Depuis ce zour, ze zozote, ze zézaye mais ze reste zen…

 Laurent

2) Acrostiche à double sens : On choisit une phrase que l’on souhaite dire et s’en sevir comme base de l’acrostiche. Exemple :

Monsieur, si loin de vous, je dépéris, je meurs !
Vous me faites languir! Voyez, je suis en pleurs !
Me voilà torturée, le coeur broyant du noir !
Cassez cette douleur, donnez-moi de l’espoir !
Les sens à la dérive, et triste, à vos genous,
Pieds et poings liés, Monsieur, me voilà toute à vous !

gif-votez-12Votez pour moi, votez ! Mes chers concitoyens,
Pour vous assurer vraiment une vie meilleure,
Moi, maire de Montarnaud, je ferai votre bonheur.
Vous aurez un village sûr, propre et serein…
Le fait est qu’avec moi, soyez sans crainte, vous
Paierez moins d’impôts, et les infrastructures
Très vite seront rénovées à moindre coût.
Chers citoyens soutenez ma candidature.

Emmanuelle

Je suis vraiment moche, pâle et tout ébourifféecastafiore
Ris tout ce que tu sais et fais moi du café
De ma tristesse, c’est cela qui me sortira,
Me décidera, peut-être me recoiffera,
Voir ma tête en bouclettes et plus jolie de cheveu
Si tu m’aides et de mon charme me fais l’aveu
Belle belle je serai et te remercierai.
En attendant, me faut un coiffeur guilleret.
Ce serait toi qui chanterais un opéra 
Miroir, mon beau miroir, tu n’es qu’un scélérat !

Christine

soleilAucune de vos répliques ne me fera changer d’avis.
Envie de ciel, envie d’oxygène, envie d’infini,
De sentir sur ma peau la brûlure du soleil et la morsure du froid,
Sortir de mon état léthargique, les sens aux abois.
Dehors, la vie m’appelle.

Elodie

Cachez votre déception, il y a pireself_deception_lumen
Ce désenchantement n’est pas le plus mauvais
Sein de désillusions est pire que tout
Que vous soyez déçu, certes, mais croyez qu’il y a plus mauvais
Je crois que cette déconvenue est meilleure qu’une autre
Ne soyez pas déçu, n’envisagez pas le pire
Saurai-je ravaler votre déception et vous dure qu’il y a plus pénible
Voir le pire dans la désillusion est pire que la désillusion du pire…

 Carole

miroirMadame, que l’aube tendre
Vous drape de ses méandres
Me voilà, hagard et sans espoir
Brisez donc cet infâme miroir
Le ciel soudain, semble s’entrouvrir
Cœur léger, je chevauche le désir.

 Christian

Je voudrais pour toi un monde meilleurliberte-reve
Vis ta vie, au rythme des heures
En les rassemblant en bouquets de fleurs
Liberté, liberté, c’est mon cri du cœur.

Jano

D’un prisonnier à sa complice.

 Le cœur à la dérive, je t’écris mon amourman with a spade
Trésor de mes nuits, astre de mes jours
Est-ce cela ma vie, hideux compte à rebours ?
Caché dans cette prison, abandonné de toi
Dans ce triste univers où la folie est loi !
Le jardin de nos vies est bien triste sans toi …

Laurent

3) Attelages : On écrit un petit texte ou un poème contenant des attelages comme : « Vêtu d’un costume et de beaucoup d’orgueil… »

Il prit la mouche et ses cliques et ses claques.silhouette d'un homme d'affaires courant
Elle prit une douche et des tic et tac.
Puis son café et la fuite sans prendre de gants.
Que lui prenait-il ?
Elle l’avait pris pour un autre et lui pour une gourde.
Il prit son chapeau et la mer.
Elle prit son manteau et  l’affaire en main.
Elle ne fut pas prise au dépourvu mais dans l’engrenage.
Elle prit peur et un avocat, décidant de reprendre un travail, sa liberté et goût à la vie.
Ainsi reprit elle le pouvoir et le dessus.

Emmanuelle

Il suit sa route et son destin
Mange des yeux les pâtisseries.

Jano

Il respire le grand air et la détermination.train_008
La mâchoire crispée, il jette son sac par la fenêtre et un dernier regard à sa chambre d’enfant.
Il est temps pour lui de prendre le train et un nouveau départ.

Elodie

29whiskyIl buvait mes mots et pas mal de whisky
Débarrassé de ses préjugés et de son manteau d’astrakan
Ses bras fendaient l’air, parfois des bûches aussi
Il aimait les sushis, les femmes fatales aussi.

Christian

Il a quitté la scène et mon Amietheatre
Il ne frappait plus les 3 coups mais sa femme
Il a baissé le rideau et dans mon estime
Ne casse plus la baraque mais plutôt des œufs
Ronge son frein et des croûtons
Il ne se rase plus, excepté les murs
Il n’avale plus rien sauf des couleuvres
Il bat sa coulpe et la campagne
Boit de l’eau et le calice jusqu’à la lie
Cache son jeu et sa misère
Crache par terre et son venin
Il a vendu ce qu’il possédait et son âme au diable
Il ne joue plus la comédie mais de malheurs
Il a rendu son tablier et bientôt son dernier soupir…

 Laurent

Le petit chaperon rouge…ou vert…ou jaune ?

Pour continuer, on se replonge dans l’histoire du petit chaperon rouge, ou vert, ou jaune… On raconte ce récit à notre façon, avec notre style…on le détourne !!

chap1

Le petit chaperon rouge
voulait un chaperon vert
elle vit donc rouge
et traversa la clairière
pour aller chez la modiste.

Le loup la voyant passerloup1-2beea
rouge de colère
fut vert et bleu de peur.
Oubliant ses principes bouddhistes
(rester zen face à un terroriste)
il se cacha dans un fourré.

 Le cœur battant, le poil tremblant,
il tenta de ne plus remuer,
ni respirer même.
Mais le petit chaperon rouge
s’aperçoit que les feuilles bougent !

 « Miam ! Miam ! Je sens le loup !
Se dit-elle l’eau à la bouche,
du loup à la potée de chou. »
Et hop, avec son air de sainte Nitouche,
elle saisit le loup farouche
par la peau du cou.

 Depuis on l’appelle le chaperon noirLe_petit_chaperon_noir
et quand on la croise
derechef
on s’extasie sur son beau couvre-chef :
souvenir d’un loup qui passa à la rôtissoire…

Emmanuelle

Le petit Chaperon rouge

691ee24bC’est l’histoire d’une petite délurée qui partit un beau matin gambader dans la forêt, armée
d’un arc en bois et d’une flèche qu’elle avait confectionnés elle même. Sans le dire à sa mère, qui n’aurait pas voulu qu’elle sorte, de toute façon .  Elle avait épuisé toutes les cibles du petit jardin .Il fallait maintenant qu’elle essaye de tirer sur une proie sauvage. Chic! elle aperçoit une tache sombre qui bouge dans les buissons. Impatiente, elle mesure son geste et tire: c’est un  loup qui a été visé et se retourne furieux:
«  Qu’est ce que c’est que ce maladroit qui me rase le nez avec sa flèche de pacotille ?
– Ne bougez pas, Mr le loup, s’il vous plait (l’enfant était polie!), je m’exerce à tirer, je vais
recommencer.
– Pas du tout Melle l’effrontée ! Je vais te manger !
– Oh, attendez un peu il faut que j’essaye mon arc !
– Bon ma jolie, je vais attendre pour te manger … Mais alors tu ne tires pas sur moi. Je vais
même t’aider à trouver des cibles: je connais une famille de sangliers que tu pourrais viser
tranquillement, ils sont au moins dix !
– Non non ! J’ai trop peur des sangliers….
– Tu n’atteindras jamais des lapins, tu es trop maladroite.
– Et puis j’aime bien les lapins, je ne veux pas les blesser.
– T’inquiète … Tu ne les blesseras même pas. Allons y. Grouille.
 Ils y allèrent, le loup et la fillette s’enfoncèrent au plus profond de la forêt.
Croyez vous donc qu’elle fut dévorée? Point du tout. Car ce loup était très bavard. Trop.
Les deux compères devisaient, jusqu’à ce que la gamine lui demande de s’arrêter :
« Approche ton oreille, je vais te confier un secret .
 Le loup approcha son oreille puis la regarda avec des yeux épouvantés.
– Oui : vrai de vrai lui affirma-t-elle , en lui montrant ses mains piquetée de points rouges. »

Elle avait compris, la maligne , que ce loup avait très peur d’être malade. Or elle lui avait révélé qu’elle commençait une maladie horrible qui faisait beaucoup souffrir: la rougeole !
 La bête affamée (pas trop quand même) et horrifiée à l’idée que l’enfant devait être
contagieuse, détala en sens inverse, et notre héroïne dut se débrouiller seule pour s’exercer au tir à l’arc, et surtout pour retrouver son chemin … Mais cela est une autre histoire…

Christine

manif-bonnet-rouge-3C’était un petit chaperon rouge breton qui rêvait de détaxe. Il partit sur les chemins où il rencontra un CRS :
« Où vas-tu , petit chaperon rouge breton ?
–          Je vais avec tous mes amis chez Monsieur le Préfet porter une pétition, nous sommes contre l’écotaxe.  »

Le CRS téléphona à toute sa compagnie qui se rendit à la préfecture de Quimper. Quand arrivèrent les chaperons rouges bretons, ils furent encerclés et mis en prison.

Jano

Depuis mon poste de guet, j’entends ses souliers crisser contre la mousse du sous-bois. Elle fredonne un air entraînant, entêtant.
Inexorablement, elle se rapproche. Un doux fumet me parvient aux narines et je frémis d’excitation. Mais je ne dois pas révéler ma présence. Pas encore. Camouflé derrière les buissons, je la suis à pattes de velours, calquant ma vitesse sur la sienne. Parfois, mes crocs aiguisés s’entrechoquent machinalement, happant une prise imaginaire.
J’ose jeter un coup d’œil. Je la découvre, toute encapuchonnée de rouge, un joli panier d’osier à la main. Mais, une autre image détourne mon attention. Oui, enfin, je l’aperçois, ma destination finale, au bout du chemin. La maison de mère grand ! Je me faufile entre quelques bosquets puis reste immobile derrière un arbuste en fleurs… Je trépigne d’impatience. Luttant contre mon empressement, j’attends que la fillette entre dans la maison. Ça y est, elle est à l’intérieur.  Les proies sont ferrées. Il est temps de passer à l’action.

 Je sors alors de ma cachette, lisse quelques touffes rebelles, appuie sur la sonnette et tire la chevillette. La porte s’ouvre.
–        Oui, bonjour Madame, bonjour Mademoiselle. Quelle chance vous avez ! Je viens vous proposer l’affaire du siècle : l’aspirateur multifonctions «El Predatooor » !!!!

aspirateur-miele

Elodie

Flash spécial :lpcr_portrait

 Nous apprenons à l’instant le décès du petit chaperon rouge, connu en Bretagne pour ses excellentes galettes et ses confitures qu’elle distribuait aux grand-mères de sa ville natale. Elle vient de succomber à ses blessures après avoir été matraquée par des policiers Brestois qui l’ont confondue avec des manifestants. Nous présentons toutes nos condoléances à sa grand-mère et au loup.

Carole

Il fallait bien une première fois…
« T’amènes la coke et les cachets d’ecstasy à l’autre bout de la ville chez Frère grand. Magne-toi, ça urge ! »
Dans sa cape verte, coiffée d’un bonnet de la même couleur, elle ne passait pas inaperçue !  Lorsqu’elle arriva près du parc, l’inspecteur Leloup, dans son costume noir, l’aborda en scrutant son sac.chaperon-vert-135x150
«  Eh la poulette, tu m’as l’air bien pressée, où vas-tu ?
– Ca vous regarde pas, laissez-moi tranquille ou je crie ! »
Il n’insista pas mais la suivit du regard. Il n’avait plus de doute.  Ils pourraient les prendre en flag ! Il prit le raccourci et courut jusqu’au petit kiosque de la fleuriste à la sortie du parc. Il grimpa dans l’immeuble en face, arriva chez Frère grand et sonna à l’interphone.
         «  Qui c’est ?, demanda Frère Grand de sa grosse voix.
– C’est Loulou, je t’apporte le petit paquet.
– Appuie sur le 7, ça s’ouvrira. »

L’inspecteur entra, grimpa au 3ème étage. Frère grand était là devant la porte. Il n’eut pas le temps de se rendre compte de sa bévue qu’une décharge de Taser le neutralisa. Leloup enfila rapidement jean et sweat à capuche. L’interphone retentit:
    «  Qui c’est ?, demanda Leloup imitant Frère Grand.
–  C’est Loulou, je t’apporte le petit paquet.
–   Appuie sur le 7, ça s’ouvrira. »

Loulou arriva au 3ème étage. Lorsqu’elle tendit le paquet à l’Inspecteur, celui-ci sortit ses menottes…

 Laurent

Il était une fois un petit chaperon rouge qui adorait lire. Elle dévorait tout ce qui lui passait sous la main, s’attaquait indifféremment à Zola, Tchekov ou Sullitzer. Sa mère grand qui habitait dans une cité à quelques encablures de chez elle, était elle-même une grande lectrice.

La sachant souffrante, le petit chaperon rouge décida de lui apporter de la lecture afin qu’elle prenne son mal en patience.
Ainsi, notre petit chaperon rouge mit un livre dans son sac et prit la route pour rendre visite à sa mère grand. Chemin faisant, elle rencontra le loup qui écoutait du rap à fond la caisse sur un gros sound system.

chapyo

« Yo, petit chaperon rouge, où vas-tu comme ça ?
–          Je vais voir ma grand-mère qui est malade.
–          Yo mais qu’est-ce que t’as dans ton cartable ?
–          J’ai un libre que je lui apporte.
–          Yo, un livre ? J’ai jamais lu de livre. Si tu veux, je t’échange ton livre contre mon sound system qui envoie du rap de la mort. »

Un peu impressionnée par l’imposante stature du loup rappeur, le petit chaperon rouge n’osa pas refuser et se livra bon gré, mal gré à l’échange.
Tandis que le loup s’éloignait en feuilletant le bouquin, elle rallia l’appartement de sa mère grand, son sound system sous le bras. La vieille femme était clouée au lit par une mauvaise grippe. Ne sachant que trop faire, le petit chaperon rouge lui présenta le sound system en guise de présent.

« Oh, comme c’est gentil, s’écria la mère grand » Puis elle activa d’instinct la touche « play ». Un rap peuplé d’infra basses se mit à résonner dans la petite chambre. Soudain revigorée, la mère grand sauta de son lit, entamant une danse endiablée, smurfant allègrement sur la moquette.

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Le petit chaperon rouge la contempla, interloquée. Instinctivement, elle se dirigea vers la fenêtre de la chambre. Dehors, le loup se balançait sans vie, pendu à un réverbère. A ses pieds, gisait ouvert à la page 3 le dernier chef d’œuvre de Barbara Cartland.

Christian

Pour finir, ceux qui ont le temps choisissent un personnage connu, réel ou imaginaire. Ils le croisent à l’improviste, de façon totalement inattendue :

sarkozyQuand j’ai rencontré Nicolas, il m’a semblé plus petit qu’à la télé, plus nerveux aussi. Machinalement je lui ai demandé l’heure. Il m’a dit qu’il n’avait pas de montre, qu’il vivait au gré de ses envies, qu’il avait changé de vie. Il était désormais manager d’une chanteuse de hard rock, l’accompagnant en toute discrétion au gré de ses tournées. Je l’écoutai d’une oreille attentive me narrer ses aventures d’impresario de rock star quand tout à coup, il a semblé s’éteindre comme un lapin Duracel en manque. Il a fondu en larmes, me jetant un regard suppliant. Et là ces quelques mots sont sortis de sa bouche : « S’il te plaît, dessine-moi une Rollex. »

Christian

Tonton Georges

 « Dites moi, où… En quel pays… Êtes-vous originaire ? »brassens
Je cherchais mes mots. J’avais enfin réussi à lui adresser la parole. Cet inconnu avait quelque chose d’attirant avec son regard doux, ses cheveux en bataille et sa grosse moustache. On s’était retrouvé assis côte à côte par hasard, chez des amis communs, à saint Gély du Fesc.
– De Sète, me répondit-il.
– Vous n’êtes pas bien loin, dis-je.
–  Oh, je serais triste comme un saule, si je ne pouvais y retourner. J’aimerais d’ailleurs être enterré sur la plage de la Corniche. Maintenant, j’habite une bonne partie de l’année dans la capitale, mais auprès de mon arbre, je vivais heureux ! J’avais l’plus bel amandier du quartier… J’aurais jamais dû le quitter des yeux. Seulement voilà, j’ai perdu la tramontane, en perdant Margot. Et pas besoin d’être Jérémie pour deviner l’sort qui m’est promis. Que voulez-vous, quand j’ai rencontré Hélène, elle n’avait pas l’esprit beaucoup plus grand qu’un dé à coudre, mais j’ai trouvé l’amour d’une reine, alors je l’ai gardé !… Je vous assure que jamais sur terre il n’y eut d’amoureux plus aveugle que moi par tous les âges… Les gens qui voient de travers ne le savent pas, mais nous au village aussi on a de beaux assassinats.

 Finalement, l’inconnu qui me tenait compagnie – Georges pour les intimes – m’a fait passer un bon moment. Et quand on a quitté la soirée ensemble je vous dis pas : trois pédales de scandales… Ah, les trompettes de la renommée !

Emmanuelle

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