01-année 2013/2014

Pour ce premier atelier,
un programme bien varié !
Pour être bien dans le coup
Inventer des Haïkus
Pour se sentir très fort
Associer des métaphores
Pour garder le sourire
Savoir un détail écrire
Pour ne pas rater le coche
Faire toujours bonne pioche !…

1) Haïkus haikus

Petit poème japonais bien connu, il est l’instatané d’une émotion incitant à la réflexion. Forme imposée : règle du 5/7/5…

Un son de cloche.
Maintes raisons d’écouter
Le silence ébloui

 A la marelle
On jette le palet
A cloche pied

A corps et à cri
Une image s’enfuit
Laisser aller

 Haïku de fusilsanglier9
Oh sanglier mon ami
L’été est fini

Christian

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Une tige verte
Sous la rosée du matin
Et l’hiver s’efface

                         L’éclair dans la nuit orage.664
Et l’orage qui gronde
Berceuse du soir

                                 Que la page est blanche
Et tant de choses à te dire
Plus d’encre dans ma tête

Emmanuelle

Chemin de rando
Sous le soleil des P O
Paisible, serein

b4eb02d0

 Feu de cheminée
Bois crépitant dans l’âtre
Chocolat brûlant

Carole

Chaque jour de mairosee
décore le jardinet
d’or et de rosée

 Lueur douce du soir
éclaire songe et sommeil
de miel passe ma nuit

Géraldine

AutomneCouleur d’automne
Jaune miroitant
Mon esprit s’envole

 Accoudé à la fenêtre
L’âme errant
Le repos du sage

Cathy L.

Silence des maux
Le corps à juste raison
En automne soupire42fadafd

Jour d’allégresse
En un coup de tonnerre
Pour vaincre sa rage.

Jour de tristesse
Comptant sur un coup de foudre
Pour vivre son âge

Laurent

aphyllante_montpellier_1Fleur bleue des chemins
introuvable aphyllante
Je t’ai attrapée

 Mon livre d’insectes
me dit le nom de cette jolie
guêpe à tête rouge

Christine

 2) Association de malfaiteurs, non… de métaphores !!

exemple :

Rien n’est plus beau
Que les gouttes d’eau qui tombent du parapluie
Qu’un coquelicot rouge au milieu d’un pré
En fait, rien n’est plus beau que les gouttes de coquelicot.

Les éclats de rire des enfants  img00
Le long silence des vacances
Les éclats de silence un jour de rentrée

Emmanuelle

deux-bulles-de-bd-en-miroirDevant les bulles d’une bande dessinée,
plaisir de laisser mon esprit vagabonder,
étonnée devant une bulle vagabonde
qui mouille la page de mon livre.

Christine

Il est triste comme un bonnet de nuitbonnets_de_nuit
Il est triste comme un mourant
Il est triste comme un bonnet de nuit mourant

Carole

liasse_billets_euros_siteduskateboardAmoncelés
Les billets jonchaient le sol
Tels des blés fauchés
Qui attendraient leur mise en botte

Géraldine

Nous voilà parvenus
Au delà des immenses plaines, là où le granit impose son silence.
Nous parcourons des océans de lumière, laissons notre part aux anges.

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Nous voilà parvenus
dérisoires marionnettes dansant au milieu des océans de granit
parmi les anges de lumière.

Christian

Rien n’est plus vide qu’un seau troué que l’on cherche à remplir,
qu’un puits en plein désert,
En fait, rien n’est plus vide qu’un seau troué en plein désert.

Desert-Tracks

Rien n’est plus triste qu’un jour d’été sans soleil,
qu’un enfant sans sa mère,
En fait, rien n’est plus triste qu’un jour d’été sans sa mère.

Cathy L.

Pour mettre en doute le sirocco2362449_PEINTURES_2007__abricots_coquelicots_003_cadree
Au mois d’août  dans un béquot
Quelques gouttes de coquelicot
Sur la route du quiproquo
S’arc-boutent sur l’abricot

Laurent

3) Un petit détail…qui vous a fait sourire récemment…

Il y a des jours comme ça où tout le monde est pressé.  Plus personne n’a le temps : le temps de ranger son bol dans le lave-vaisselle, de porter la brique de lait dans la poubelle de recyclage, de remiser le paquet de chocolat dans le placard. Les miettes sont restées sur la table.

miettes-de-pain

Défaits, les lits baillent encore. Le tapis de la salle de bain tient compagnie à une paire de chaussettes sur le sol humide. Le chat attend sa pâtée d’un air abandonné. Mal refermé, le portillon claque au vent.  Une voiture, une moto, des vélos démarrent.

 Soudain, après ce branle-bas de combat, c’est le silence. Je ne peux m’empêcher de sourire. Pas de doute, ma maison est habitée.

Emmanuelle

Je recevais un demandeur d’emploi en entretien, lorsque tout d’un coup il m’attrape le bras et me confie : « Madame, j’ai un problème, je crois que je suis devenu réfractaire au travail. »aide-demenagement-pole-emploi

Carole

Monsieur ?foufou-fou
En réunion se présente monsieur Toqué qui présente très concentré son projet.
Je le cite : « monsieur Fada a dit… »
Pour résumer son intervention, rire général de l’auditoire.

Géraldine

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J’ai mis du vinaigre dilué dans une carafe pour la rendre éclatante. Et puis, oubliée, je l’ai posée sur la table et j’ai servi le petit Fernand, 3 ans…Trés sérieux, lui, me dit :
«ouh ça pique !» Je commence par protester … puis je me rappelle le vinaigre dans la carafe… Quel fou rire alors!

Christine

AD124J010-205@1.2Il fend la foule, le port altier, fier comme un matamore, arborant un superbe survêtement orange fluo de la marque « Adidas » où trois bandes vert caca d’oie viennent ajouter un peu de poésie à la beauté de l’ensemble.

Il fend la foule donc et celle-ci se fend d’un sourire en contemplant la parade de cet albâtre phosphorescent qui a omis de retirer une énorme étiquette « solde » qui lui pend majestueusement dans le dos.

Christian

4) Pioche : Chacun pioche une petite consigne et y répond.(un prénom, un sentiment, un objet, une expression…) Toutes ls consignes sont rassemblées et chacun crée un texte en les respectant !

Ingrédients : ventripotent – Gustave – le siège d’un surveillant de baignade – la colère – un hamburger – la peur – un bénitier – « Mille millions de mille sabords – se curer le nez – corset

       Gustave et moi

Je marchais à pas forcés sur la plage. Le sable n’arrivait pas à étouffer la colère que je sentais sourdre en moi. De rage, je rugis et renversai le siège d’un surveillant de baignade qui me barrait le chemin.

 C’est à ce moment là que je le vis. Lui, Gustave, dévorant un hamburger à pleines dents sans se soucier du ketchup qui dégoulinait le long de son tee-shirt ventripotent. Le genre d’homme à qui il faudrait implanter de force un corset. Mais encore fallait-il avoir le courage de passer à l’action car Gustave n’était pas un enfant de cœur, encore moins une grenouille de bénitier.

 Je m’approchai doucement, ravalant ma colère, ravalant ma peur de cet homme dont la réputation n’était plus à faire.

 –        Mille millions de mille sabords, me dit-il en dégainant son hamburger. Que me vaut ta visite ?

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 Je fis un pas de côté pour éviter un jet rouge et visqueux de ketchup. Je tremblai de lui dire la vérité. J’inspirai longuement et me lançai, bafouillant pour commencer quelques phrases évasives sur le météo et le temps qui  passe trop vite. Bien trop vite.

 Il me signifia son intérêt pour mes paroles en se curant le nez. Lorsqu’il expulsa, furieusement, brutalement, sauvagement, l’une de ses sécrétions nasales, mon courage vacilla. Se délita. Disparut. Et s’il éprouvait l’envie de se débarrasser de moi comme de cette crotte de nez…

 Ma fierté remisée dans les chaussettes, je lui proposai un verre et le suivis, penaud, jusqu’au bar de la plage.

Elodie

 Le maître-nageur  piscine

 Gustave avait des soucis avec les enfants. Il n’était pas seulement surveillant de baignade, assis la plupart du temps sur son perchoir. Il était aussi responsable à part entière de la piscine municipale. C’est même lui qui avait créé le règlement : obligation de se doucher, de passer par le « bénitier » un mini-bassin où l’on devait tremper ses pieds avant toute baignade ; interdiction de manger des hamburgers dans l’enceinte de la piscine, de jeter des papiers gras par terre, etc… Car avec le Mc Do juste à côté, les enfants ne s’en privaient pas.
Et les enfants, Gustave ne les aimait pas trop. La vie serait tellement plus simple entre adultes raisonnables.

Ce jour-là, il surprit le jeune Lucas, un garçon ventripotent, en train de goûter sous un des parasols avec à ses côtés une jeune fille affublée d’un maillot bizarre, qui avait tout d’un corset. Gustave n’aimait pas devoir faire preuve d’autorité et aller au clash. Mais là, la coupe était pleine. Il laissa parler sa colère.

                    Tu n’as pas lu le règlement, 1000 milliards de 1000 sabords ? Ou tu ne sais pas lire ? INTERDIT de manger…

                    Oui, des hamburgers. Interdit de manger des hamburgers, répondit le garçon la bouche pleine en se curant le nez. Mais je mange des muffins, c’est pas interdit, ça, les muffins.

                    Et moi, dit la fille d’une voix doucereuse et le regard narquois, ce sont des cacahuètes, des arachides si vous préférez. Et par terre, ce sont des épluchures, pas des papiers gras. De toute façon, je n’ai rien jeté « par terre » puisque c’est un revêtement synthétique.

 Voilà précisément ce que Gustave détestait chez les enfants : ils avaient toujours raison ! Et toujours le dernier mot. Cette fois encore, ils lui avaient cloué le bec!

Emmanuelle

Drôles de grenouilles animaux-grenouilles-00049

« Mille millions de mille sabord ! » dit Gustave du haut de son siège de surveillant de baignade. Trop occupé à se curer le nez, il n’avait pas vu les deux grenouilles se faufiler dans le lieu saint et plonger dans le bénitier.

 Gustave n’était pas courageux et dut se faire violence pour surmonter sa peur afin de demander à ces deux femelles en corset de sortir immédiatement du bassin béni.

 Comme elles faisaient mine de ne pas l’entendre, la colère le gagna et il voulut descendre de son perchoir afin de les chasser. Malheureusement pour lui, les heures passées en haut de son échelle et la quantité de hamburgers ingurgités ces derniers temps avaient fait de lui une masse ventripotente au point qu’il ne voyait plus où il posait ses pieds. C’est ainsi qu’il glissa sur un tas de crottes de nez et se fendit le crâne.

 Depuis ce jour, les grenouilles de bénitier veillent jalousement sur le lieu saint.

Carole

Petit_benitierAu fond de la mer des Caraïbes, un bénitier ventripotent et ceint d’un corset pourpre,
lorgnait les palmes de Gustave, le plongeur. celui ci avait délaissé son siège de surveillant de baignade, aveuglé par la colère, car on lui avait fait remarquer qu’il n’était pas très réglementaire de manger un hamburger, dans l’exercice de ses fonctions.

 «Mille milliards de mille sabords, j’ai tout de même le droit de me curer le nez ou les dents si ça me plait, et de m’alimenter quand je veux».

Et il était parti plonger avec masque et tuba. Le bénitier, agacé par ce pêcheur de pacotille qui faisait fuir le savoureux plancton que, la bouche ouverte, il s’apprêtait à avaler, ourdit un plan diabolique pour donner une bonne leçon à cet empêcheur de digérer tranquille . Et «clac!» il s’était refermé sur la palme de Gustave, qui se débattait maintenant , respiration coupée et peur au ventre, au milieu des remous épouvantables causés par ce combat
marin.

Et , savez vous comment il se libéra? Tout simplement (mais il n’est pas facile de trouver une solution simple dans les remous de la mer des Caraïbes, quand on croit qu’un bénitier essaye de vous dévorer)…, tout simplement en laissant la palme coincée…  Et il se jura, mais un peu tard, de ne plus manger de hamburger, ni d’aller nager dans les coraux inhospitaliers de ce coin là.

Christine

C’était une femme originale et solitaire. Elle aimait tendrement – mais de très loin – le nl9d4rbgbeau surveillant de baignade juché sur son perchoir.
Elle observait inlassablement Gustave, tel était son doux nom suranné, armé d’une paire de jumelles, qui balayait inlassablement la surface de l’onde.
Anasthasia elle, n’avait que lui dans la focale de ses fines lunettes de théâtre, mais quel spectacle réjouissant. Elle ne supportait toujours pas cette foule bruyante qui colonisait sa plage. Elle la niait. Les étés précédents, elle fermait avec colère ses persiennes pour ne surtout rien voir, rien entendre de cette pollution. Elle attendait impatiemment l’automne pour se réapproprier les odeurs, les couleurs du bénitier, les nacres de son lieu chéri. Malgré tout, elle ne savait par quel mystère son regard avait accroché la plastique sans défaut de l’éphèbe. Il trônait au dessus de la fange cramoisie et ruisselante des vacanciers oisifs.

 Une scène peu commune attira son regard. Au pied du perchoir un gros bonhomme ventripotent et luisant de crème solaire se tenait tout contre le beau Gustave qui enserrait comme un corset le torse de l’homme de ses bras musculeux.

 « Mille millions de mille sabords ! » se surprit à penser tout haut la douce Anasthasia en se curant le nez de peur. A quoi jouent-ils tous les deux ?

Géraldine

 

jimhaislop3[1]Mille millions de mille sabords, nom d’une pipe, par toutes les escouades de galions de la terre, voilà t’y pas que cette face de hamburger, ce cowboy d’opérette ventripotent a pris ma piscine pour un bénitier.

 J’étais tranquillement assis sur mon siège à surveiller la baignade en me curant discrètement le nez quand mister America est apparu, passablement éméché avec une ribambelle de zozos tous plus bizarroïdes les uns que les autres. Ils étaient maquillés, portaient talons aiguilles, corsets, bas résilles et tout le toutim.

 Et donc voilà t’y  pas que le roi du hamburger décide de bénir toute cette joyeuse ribambelle dans ma piscine. Comme ils en avaient tous un sacré coup dans l’aile, la plupart se sont mis en mode noyade ou hydrocution.

 Partagé entre la colère et la peur, je me suis dit « mon Gustave, il te faut agir ». Je me suis donc éclipsé discrètement en attendant que tout cela se tasse, prenant bien soin de jeter quelques bouées dans le grand bain avant mon départ, conscience professionnelle oblige.

Christian

L’oeil vif il observe, Gustave, du haut de sa chaise, telle la chaise d’un surveillant de baignade. L’oeil vif, il observe le bénitier. Un enfant passe, se curant le nez, devant le bénitier.1309901-mangersescrottes

Gustave, du haut de sa chaise ravale sa salive. Un bonhomme passe devant le bénitier, mangeant un hamburger, en bas de la chaise.

Colère, Gustave se redresse tel l’ours défendant son territoire.
Le corset éclate. Débordement d’une morphologie ventripotente
« Mille milliards de mille sabords« 

Dieu s’est penché. Fausse peur. C’était encore Gustave !

Cathy L.

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