2016-2017 atelier n°1

1°) Jeu du baccalauréat
Mettez un mot dans chaque case du tableau qui vous a été distribué et
passez-le à votre voisin de gauche. Puis récupérez le tableau rempli par votre voisin de droite et utilisez tous les mots proposés dans un petit récit de votre composition.
Ville/Verbe/ Métier /Végétal /Animal/ Couleur

Mots imposés  : Pise – sourire –  maréchal-ferrant – poireau –  coccinelle – vert

pise           Je souriais à une coccinelle posée sur un poireau très vert, juste acheté le matin au marché de Pise, quand je vis le maréchal-ferrant quitter sa forge et foncer en courant sur moi. Comme il m’avait toujours fait peur avec sa moustache roussie, je pris mes jambes à mon cou, et , protégée par ma coccinelle, me faufilais  dans la Tour, pourtant interdite.

 

Je n’ai jamais su ce que ce terrible monsieur à moustaches me voulait…

Christine

 

mots imposés : Naples – surmonter – guide de montagne – marjolaine – vautour – rouge

Tout le monde s’accordait à dire de Marjolaine qu’elle était hésitante. Elle avait du mal à faire un choix et elle détestait cela. Aller à Naples ou à Rome ? Devenir guide de montagne ou monitrice de ski ? Peindre sa cuisine en rouge aubergine ou en vert épinard ? Regarder le documentaire sur les vautours à la télévision ou le film policier du dimanche soir ?

choix

Elle était là, à se tortiller, ne sachant sur quel pied danser et répétant en boucle : « Euh… Peut-être… Je ne suis pas sûre… » Elle avait toujours peur de regretter une décision, de se fourvoyer et d’en venir à se sentir responsable d’une erreur. Ou alors elle craignait de rater une occasion, manquer une opportunité… Elle préférait donc en général refiler à son voisin la patate chaude. Au fond, la seule chose dont elle était sûre c’est qu’elle aurait détesté entrer en politique. Les responsables de la vie publique semblaient si sûrs d’eux, si forts de leur bon droit, persuadés qu’ils étaient de détenir la vérité et toutes les solutions qui allaient avec.

Pas de doute pour Marjolaine : jamais elle ne surmonterait cette incapacité à prendre la moindre décision. C’est la seule certitude qui lui restait.

Emmanuelle

 

2°) Votre plus beau rêve sur carte postale :

carte

C’est le grand débat du 2ème tour des élections présidentielles. Les deux personnalités politiques choisies par une majorité de français arrivent enfin sur le plateau en terminant une discussion chaleureuse et en blaguant. Elles sont jeunes : 60 ou 70 ans… à elles deux. Et jeunes en politique. Elles sont vêtues simplement, sans fioriture, dans le souci d’être à l’aise et celui de se montrer telles qu’elles sont au naturel.

La journaliste pose une première question. Aussitôt, elles se consultent du regard :

« A toi l’honneur, dit l’une. Ça ne se joue qu’à quelques années, mais honneur au grand âge ! »

L’autre sourit. Le débat commence. L’ambiance est détendue. Les deux personnes sont à armes égales. On sent la passion dans les propos tenus, le sérieux mis dans les sujets traités. Chacun écoute l’autre, le laisse parler, approuve parfois la teneur de ses affirmations, y répond avec pertinence. Les avis de l’un font réfléchir l’autre. Le dialogue est passionnant. Derrière leurs écrans de télévision, les Français sont passionnés. Difficile de départager ces êtres sincères et vrais. Le choix se fera sur les projets, sur les idées. Brusquement, une sonnerie stridente retentit, interrompant le dialogue. Le moment est-il déjà venu pour la journaliste d’annoncer la fin de l’émission ?

Non, c’est mon réveil qui vient de me rappeler brutalement à la réalité. Tout cela n’était qu’un rêve, hélas, un bien beau rêve…

Emmanuelle

Mon plus beau REVE sur carte postale:   BERCEUSE:

Mon bébé rendors toi,
je vais te raconter ce que j’ai vu en rêve,
un chat blanc et brillant qui venait de Genève,
le museau en pointe et des fleurs sur les oreilles,
un sac à dos tout rouge  et des chaussures pareilles.
Tu sais ce qu’il m’a dit ?
Qu’il savait chanter pour les bébés endormis,
aussi pouvait lécher avec sa langue rose,
les petits yeux fermés des enfants et des choses .
rendors toi, bébé de mon rêve.

chat

 

 

 

 

 

Christine

 

 

3°) Jeu collectif
Le cours de ………………… venait à peine de commencer lorsque ……………… est arrivé (e).
« Incroyable ! Vous ne savez pas ce qui m’arrive ? Figurez-vous que… »
Imaginez la suite (2 phrases) puis passez le texte à votre voisin qui continuera et ainsi de suite…
Lorsque vous récupérerez votre texte d’origine, vous pourrez conclure l’histoire et lui donner un titre.

1er texte : Le cours de salsa venait à peine de commencer lorsque Carla est arrivée :« Incroyable ! Vous ne savez pas ce qui m’arrive ? Figurez-vous que j’ai gagné au loto ! Et pas qu’un peu : les trois millions du grand jeu, c’est pour moi ! J’ai rendez-vous à Paris mardi pour l’encaisser. »
Tous les danseurs se sont figés, les yeux écarquillés à l’annonce de cette nouvelle. Voilà Carla millionnaire ! Puis, une fois l’information assimilée, certains ont commencé à se dire : « Pourquoi ne pas en profiter ? »

Grilles et boules de loto

Les plus téméraires ont approché l’heureuse gagnante. Paul, son partenaire attitré, la prend par la main, la fait tourner et lui dit à l’oreille : « Pour Paris, ma voiture et son chauffeur sont à ta disposition, je suis chez blablacar depuis cinq ans ! »

Carla, enjouée et déconnectée, lui répond :

« Désolée, je préfère les filles pour jouer ! »

« Parfait, dit alors le professeur, nous allons tous t’accompagner puisque le lendemain nous avons une représentation au Trocadéro. »

Mutine et reconnectée cette fois-ci, Carla refuse les diverses propositions mais observe finement toutes les réactions de ses partenaires. Ceux qui la snobaient sont désormais à tu et à toi avec elle. Elle ne compte plus ses amis désormais. Alors le cours fini elle éclate d’un rire tonitruant : « Je vous ai bien eus avec le coup du loto, hein ? Ça a permis de briser la glace. » Rires jaunes. Certains s’éloignent aussitôt d’elle, lèvres pincées.

Et c’est toute seule que Carla repart dans la nuit noire, son billet gagnant bien serré tout au fond de sa poche.

2ème texte :

Le cours de calligraphie venait à peine de commencer lorsque Mioto Katamura est arrivé:
« Incroyable! vous ne savez pas ce qui m’est arrivé ?  Figurez vous que mon matériel de calligraphie, dans mon sac à dos, s’est envolé ! Pas le sac, juste les pinceaux, les flacons, les papiers … Comme un bouquet de ballons »
Tous les participants, curieux ou incrédules, s’agglutinèrent autour de Mioto. «  Tu l’avais laissé où ? » demanda Masi Omata.
« Eh bien ! sur mon dos . Je marchais tranquillement dans la rue, je rêvais de pages blanches à remplir, quand je me suis rendu compte que je devenais tout léger. Je me suis retourné juste à temps pour voir mon matériel s’envoler. »
Toute l’assemblée, stupéfaite, s’interrogeait. Qui avait pu ensorceler les affaires de Mioto ?
« N’y avait il pas dans ton sac le dernier manga « ô sorcières » questionna Yamaha ?
« Non juste mon téléphone et les Pokémons que je nourris depuis un mois. Des Pokémons tellement bien éduqués !!! »
« Oui bien éduqués à voler pour se nourrir, ajouta Kaoru, je parie que ce sont des kleptogloutons »
ou des kleptovolants peut-être »
« Mais oui , tout s’explique conclut Kobayachi Omata (le frère de Masi Omata) , j’ai une idée pour que tu retrouves ton matériel : nous allons éduquer d’autres Pokémons à rechercher les objets envolés. Ca va prendre un peu de temps, mais qu’est ce qu’on va bien s’amuser ! Commençons par travailler sur le sujet . Maître ! apprenez nous à écrire en calligraphie le mot POKEMON . »

pok

C’est ainsi que le cours du très sérieux et très réputé Maître Miasaki , devint le cours de calligraphie le plus étrange et le plus joyeux de toute la planète.

 

 

 

 

 

3ème texte : Le cours de méditation venait à peine de commencer, lorsqu’un trouble-fête est arrivé. « Incroyable ! Vous ne savez pas ce qui m’arrive ? Figurez-vous que mon pantalon est tombé et je n’arrive pas à le remonter. » En effet, l’homme marchait en pingouin, son jean sur les chevilles, et manquait à chaque pas de s’étaler. Son air grivois sentait fort l’ébriété.

Gilbert, qui avait plus d’un tour dans son sac, sortit son agrafeuse. Clac!clac !clac ! En quelques gestes, il lui  confectionna un sari de moine. Puis il retourna à sa position du lotus.

Le groupe tenta alors de reprendre sa concentration mais l’homme continuait à réclamer de l’attention et chantait des « Oooohhhm » tonitruants. « Très bien, dit le maître du cours avec résignation, changeons la donne. Pour une fois, cessons de méditer et partageons plutôt des gags et autres histoires drôles. Aussitôt dit, aussitôt fait. Ce fut à qui raconterait la plus désopilante des histoires de Toto. Mais il faut croire que les sages bouddhistes ne sont pas les plus drôles, car l’homme se mit soudain à pleurer sans pouvoir s’arrêter.

 

moines

Le maître s’interrogea. Que faire ? Que dire pour le consoler ? Puis il eut une idée. Puisque les histoires drôles le font pleurer, racontons plutôt nos malheurs autour d’une tasse de thé.

Les apprentis formèrent alors un cercle et, l’un après l’autre, évoquèrent leurs peurs, leurs troubles. Certains se mirent même à sangloter et inondèrent leur tasse de thé. Au bout de quelques discours tristes, l’ivrogne s’approcha et prit place entre Gilbert et le maître. Il était calme désormais. Quand vint son tour, il prit la parole d’un ton neutre et dit : « Vous ne savez pas ce qui m’arrive. Figurez-vous que mon pantalon est tombé et que je n’arrive pas à le remonter. Il tira alors d’un coup sec sur son sari pour le dégrafer.

 

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