2016-2017 Atelier n°5

1°) Raccourci
Écrire une métaphore ayant un effet de surprise dans l’esprit de
« La terre est bleue comme une orange… »

 

Le regard se feuillette comme un livre.

Emmanuelle

Le Père Noël est aussi vrai qu’un mensonge.

J’y croirai toujours comme on attend la neige.

Christine

Ma peine est lourde comme une plume ballottée par les vents. Elle me picote et m’asticote sans relâche.

Elodie

2°) Compléter ce poème :
Dans la braise il y a…
Dans l’année il y a…
Et dans l’azur…
Dans la brume il y a…
Dans l’amour il y a…
Et dans le sang.. ;
Dans la peine il y a…
Dans le feu, il y a…
Et dans la vie…
Et dans l’homme il n’y a…

 

Dans la braise il y a le feu qui veille
Dans l’année le temps qui passe
Dans l’azur la pluie qui menace
Dans la brume un rayon de soleil
Dans l’amour il y a la violence
Et dans le sang l’espérance
Dans la peine l’envie de rire
Dans le feu l’envie d’en finir
Dans la vie des combats à mener
Et dans l’homme tout à recommencer.

Emmanuelle

Dans la braise il y a des coquetteries,
dans l’année des plaisanteries,
dans l’Azur des gazouillis,
dans la brume il y a du blanc,
Dans l’amour il y a du rouge,
Et dans le sang du noir.
Dans la peine, il y a des nuages,
dans le feu il faut brûler mon corsage,
dans la vie courir les voyages,
et dans l’homme il n’y a que l’amour, le sang ,
et tout le reste qui n’est que gazouillis.

Christine

Dans la braise, une étincelle,
Dans l’année, un jour d’espoir,
Et dans l’azur, un exutoire.
Dans la brume, un piège cruel,
Dans l’amour, des illusions,
Et dans le sang, la destruction.
Dans la peine, une lueur rebelle,
Dans le feu, s’élève une âme
Et dans la vie, une grande flamme.
Et dans l’homme, s’affrontent des passions extrêmes.

Elodie

3°) Description subjective
Travail en deux temps.
But : Raconter un moment d’émotion
Beauté d’un paysage, spectacle grandiose, etc. Quelque chose que l’on aimerait pouvoir peindre et que l’on a envie de partager, de faire voir « de nos yeux ».
Restituer à l’aide des mots l’image réelle dramatisée, mise en lumière, exaltée par notre ressenti.
A/ Sur ce thème, écrire un texte à la manière d’un peintre, faisant ressortir les éléments suivants : poésie, couleurs, atmosphère, émotion.
B/ Puis à la manière de Mondrian (illustration de sa série Arbres), réécrire ce texte en l’épurant, en le simplifiant, en le synthétisant.


On doit néanmoins retrouver les éléments précités (poésie, couleurs, atmosphère, émotion…).

 

Les vieux sapins

A/ En arrivant dans le jardin dévasté, j’ai eu peur de la peine qui m’attendait. Peur d’être submergée par des émotions trop fortes, difficiles à contenir. Les sapins centenaires n’avaient laissé derrière eux qu’un désert de troncs mutilés et déracinés. Des tronçons de bois émiettés jonchaient l’herbe ; les véhicules avaient taraudé le sol de boue. Ruine et deuil. Pourtant le soleil avait réinvesti la place, faisant naître ici ou là des fleurs des champs, éclore de jeunes champignons et la rosée brillait comme une rivière de diamant.

Dans un coin le vieil érable se tenait droit et le peuplier gardait fière allure malgré sa coupe à ras.

Papillons et coccinelles voletaient dans le ciel d’azur. Il faisait un temps magnifique, clair et glacial. Mais les oiseaux, privés des plus hauts arbres, étaient allés chercher refuge ailleurs.

Le silence régnait.

B/Le jardin dévasté a peur des troncs mutilés qui expirent sur son champ de bataille.
La rosée étincelle sous le soleil glacial.
Le silence des oiseaux me submerge.

Emmanuelle

A) Je m’arrête émerveillée, par la vue au loin, de la colline enneigée,, vaporeuse, par le soleil opalescent au dessus du paysage, qui l’éclaire à peine et jette quelques étincelles irisées sur le sol.

Les arbres, peu nombreux, se dressent comme des silhouettes gardiennes .    La pente douce, descend  vers une minuscule cabane au toit capitonné d’un gros coussin immaculé.

On distingue à peine une cheminée qui crache une fumée comme un fil de laine interminable.

Un chemin ? Je ne vois rien, tout est effacé dans la brume .    Seul mouvement: trois oiseaux noirs volent en silence au dessus de tout.

Et tout à coup je suis étreinte par une émotion poignante: car je pense à mon amie Jeanne, morte trop tôt , qui me lisait des histoires. Et dans l’une de mes préférées, il y avait exactement cette colline enneigée, une histoire triste dont je me rappelle surtout les aquarelles évanescentes qui l’illustraient .

Mon amie Jeanne qui m’aimait . ce souvenir me donne du vague à l’âme, et pour le conjurer, je pense à mon amie très fort comme si elle était là ….

B)

Dans le silence et la brume
j’admire une douce
colline enneigée,
le soleil au dessus,
à demi effacé,
et en bas:
une petite cabane au toit blanc

Je comprends que si ce paysage m’émeut autant,
c’est le souvenir de mon amie Jeanne, qui me lisait une histoire illustrée du même paysage enneigé.

Chère colline  qui me fait penser à elle.

Christine

A) Devant moi, sous la lumière crue du midi, il déploie ses longues branches dont les feuilles sensibles bruissent au moindre souffle d’air. Vivant jusqu’au bout de la chlorophylle. Sous les ramures, un tronc sinueux et couvert d’une mousse sèche lui donne l’apparence d’un vénérable vieillard.

Mue par une envie soudaine, je m’allonge à l’ombre du vieil arbre et ressens une énergie étrange, mélange de sagesse, d’apaisement et de flamme de vie.

B) Dans la lumière du midi,
Des feuilles sensibles,
Un tronc vénérable,
énergie zen et vivifiante.

Elodie

 

 

4° ) Poésie classique.
Écrire un sonnet ou un rondeau à l’attention de quelqu’un comme on écrirait une lettre
Rappel : Le sonnet = deux quatrains suivis de deux tercets aux rimes ABBA/ABBA/CCDEDE
ou le rondeau = douze à quinze vers sur deux rimes dont le début du premier vers est repris au milieu et à la fin

Rondeau

 

Ce jour viendra tôt ou tard
Où tu ne seras plus là
Je te chercherai du regard
Au coin du feu, sur le sofa,
Criant ton nom sur tous les toits
J’appellerai ici et là
Mais ne te trouvant nulle part
Tout mon cœur sera en émoi
Imaginant un traquenard
Ce jour viendra.
On me dira : quel tintamarre
Pour la simple perte d’un chat !
La vie est hélas bien barbare
Et on en passe tous par là
Ce jour viendra.

Emmanuelle

 

 

 

 

Je te cherche par monts et par vaux,
Dévalant à grandes foulées
Les collines et prés salés,
Comme une fleur privée d’eau.
Sans cesse, je scrute l’horizon,
Dévisage la moindre feuille
Tend l’oreille aux écureuils
Crois entendre ton nom.

Elodie

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