006 – Atelier du 09 janvier 2015

1°) J’attends…
Écrivez un texte ou un poème commençant par les mots « j’attends »
(qui peuvent se répéter à chaque vers).

J’attends la fin des guerres et des massacres,
des conflits vains et des injustices les plus grossières bien sûr, bien sûr …aragon
Mais j’attends aussi qu’on ne me dise plus utopiste
quand je dis que j’attends cela et plus,
quand je dis : le calme n’est pas impossible.
J’attends avec Aragon que se parlent et s’écoutent
celui qui croit au ciel (mais comment savoir?)
et celui qui n’y croit pas (mais sait on jamais!)
celui qui a tort peut-être
et celui qui a raison sûrement.
J’attends un peu plus de paix
bien sûr, bien sûr….
Mais aussi un peu plus d’humanité.
ce n’est pas utopiste, c’est tout simple,
nous sommes des hommes et des femmes,
cela arrive déjà: nous y travaillons

Christine
J’attends une lueur, une éclaircie, cithare
J’attends une note d’espoir,
J’attends une dépêche, un démenti,
J’attends que file le brouillard.

J’attends des éclats de rire,
Que cessent les bruits de couloir ;
Le mugissement d’un navire
Ou le chant d’une cithare.

J’attends la vie.

Elodie

2°) Tirez les cartes…
Choisissez deux cartes du jeu  des émotions, puis trois cartes du jeu
des images & mots et servez-vous en pour imaginer un court récit.

– Ah ! Ça c’est la meilleure. Moi sanguin, moi colérique ? Moi qui supporte vos conneries à longueur de journée ; moi qui écoute sans broncher vos pathétiques petits états d’âme ; on me reproche de m’emporter ?
– Monsieur, ce n’est pas tout à fait ça. En tant que récente déléguée du personnel, je tiens à vous signaler que plusieurs collègues se sont plaints de vos excès.
– Des excès ? Et pourquoi pas des coups bas, des tirs sans sommation, un massacre à la tronçonneuse, un génocide prémédité ?
– Vous y allez un peu fort, monsieur. D’ailleurs, là est bien le problème. Peut être d’ailleurs s’agit-il juste d’un problème de langage ?
– De langage ? Vous avez trois ans et demi et vous osez me traiter de dyslexique ? De débile mental, de connard décérébré ?
– Absolument pas. J’ai vingt-quatre ans et je dis juste que vous exagérez.
– Et pourquoi pas me traiter de gros balourd bestial ?

colere

Placide, Maud prend une longue inspiration. Elle a beau tenter d’expliquer calmement les choses, chaque phrase déchaîne de la part de son interlocuteur une fureur incontrôlable, sans pour autant provoquer chez lui une remise en question. Elle ne sait que dire de plus pour se faire entendre. Et si… ? Il lui vient à une idée. Elle inspire à nouveau et se lance :

– Balourd bestial ? Bien-sûr que non. Vous êtes juste un ours, un rustre, un mufle dérangé du bulbe, un incontinent verbal, un barbare brutal, un butor congénital.

L’homme, peu habitué à ce genre de langage, reste coi. Il baisse les yeux et répond qu’il sera dorénavant attentif à ce genre de détails. Maud s’éloigne un sourire aux lèvres, fière de lui avoir coupé l’herbe sous le pied.

Elodie

Ne sois pas triste Morne-Arnaud la maison de Tante Hortense n’est pas inondée,
il y a encore une tarte sur le bord de la table, c’est Philomène qui me l’a dit.
Sors de l’eau et vas y, sors de la rivière, ne reste pas mouillé, tu vois bien que ton petit phoque est tout triste de te voir pleurer. Et puis vas chercher ta copine Morosélie
qui elle aussi est dans l’eau, tellement attristée par l’histoire  que lui raconte la sirène à pois: c’est une fripouille et une menteuse.

rougegorgeorange

Venez vite vers moi , je vous raconterai l’histoire  du rouge-gorge qui est venu
se poser sur ma main brune, et qui a chanté jusqu’à ce que mon ami à la main blanche
trouve l’orange bleue . Echange de richesses. Le rouge-gorge et l’orange sont magiques,
ils guérissent toute tristesse. Ton phoque va retrouver son île, la sirène va s’en aller dans les profondeurs, et la rivière regagnera sagement son lit

Christine

3°) Lettre trouvée…
Vous avez trouvé un papier déchiré.
Essayez de compléter la partie manquante.

message

 

 

 

 

 

 

Tu t’es démis l’épauleepaule
en dansant d’allégresse,
on nous l’avait bien dit,
il ne faut pas
que nous restions trop sages
mais il faudrait
laisser au ciel
un vrai message ,
cela te convient-il ?
qu’il faille attendre
et ne pas se fier
à l’un comme à l’autre.

Christine

Son souffle me chatouille l’épaule
et ses mots, doux comme une caresse,
m’invitent à m’étendre sur le lit,
à succomber à ses promesses,
à me glisser derrière les voilages.attente
J’hésite, je tergiverse, plus qu’il ne le faudrait
tandis que par la fenêtre s’éventre de pluie le ciel,
que le tonnerre agit comme un triste message,
qui me fait douter de tout. Mais que m’arrive-t-il ?
Je prends mes distances, ma raison me demande d’attendre
encore un peu et je m’éloigne devant le regard d’acier
et la dureté des paroles qu’il m’adresse désormais depuis l‘autre
côté de la pièce.

Elodie

Et voici la lettre initiale

lettre

 

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