10/02/12

Bienvenue pour ce 2ème atelier. Au menu :
Un apéro avec des rimes en « aille », « ille », « ouille », « ouaille » « ueil », « eille »… des bafouilles pleines de gouaille…
Le plat principal : un(e) inconnu(e) que l’on croise, on s’interroge sur cette personne, on imagine sa vie, on retient des détails, du coup on en tire des conclusion sur ce qu’elle est, ce qu’elle vit… Découvrez les portraits de 8 personnages très différents.
Un dessert délirant: 8 textes écrits à 8 mains avec des figures imposées à chaque tour (une phrase, une expression ou une inspiration liée à une image tirées au hasard à inclure dans le texte!)

A table :

Emmanuelle :

Maître Corbeau se trouvait sur la paille,
et n’avait plus ni sou ni maille.
Lassé d’ingurgiter des nouilles,
et ne craignant pas les embrouilles,
il se transforma en racaille :
– A partir d’aujourd’hui j’écrabouille
la première grenouille qui se mouille
aux alentours de mon bercail…
Croisant alors son ami le chevreuil,
celui-ci lui conseille
de se rendre à l’accueil
de la mairie de Montreuil.
– On publie, m’a t-on dit, les bans des épousailles,
parfois aussi des fiançailles,
ou les remises de médailles…
C’est l’occasion rêvée de faire ripaille !
– Il y a un écueil ! dit le corbeau en quittant son fauteuil.
Où se passe la fête… est-ce écrit en détail ?
– C’est affiché sur le portail !
Faut juste qu’on se débarbouille,
qu’on se pomponne, il faut qu’on brille,
et bien sûr il faut qu’on s’habille
dans cette foule qui scintille…
Et à nous le festin ! A nous les mille-feuilles !
Ou les pièces montées ! En bavait le chevreuil,
rêvant de victuailles,
et se voyant déjà gavé de boustifailles,
oubliant simplement qu’au milieu des humains et toute leur marmaille
les animaux hélas ! Se remarquent… aïe aïe aïe
en un clin d’œil !

Anne :

Le treuil déraille,
les mailles dérouillent,
la paille vanille,
décanille, fourmille,
réveille les failles
d’une fille qui baille
aux corneilles.

Laurent :

Ce soir, on s’débrouille
Pour que sur la feuille
On fasse un recueil
Avec la rime « ouille »
J’ai un peu la trouille
J’fais une drôle de bouille
Il faut que je fouille
Dans mon portefeuille
Il faut que j’effeuille
Mon grand porte-fouille
Il faut que je touille
Au fond d’mon orgueil
Si mes idées rouillent
Je porterai le deuil
Si mes idées grouillent
Adieu le cercueil
Si je fais l’andouille
Meilleur s’ra l’accueil
Alors je me mouille
Je quitte mon fauteuil
Et puis je gribouille
En moins d’un clin d’œil
Une petite bafouille
Sur une jolie feuille
Une histoire d’grenouille
Qui croise un chevreuil
Et pique la citrouille
D’un vieil écureuil !

Jano :

Tout le monde n’est pas parfait

J’ai eu malgré mon retard à l’atelier un très bon accueil.
Pardonnez-moi, j’ai du mal à arriver à l’heure.
Vite un crayon, il saute sur le papier comme sur l’arbre l’écureuil.
J’ai peu de temps, j’écris un texte court, sera-t-il clair ?
Je n’ai pas fait la sieste, mes neurones sommeillent.
Et des feux rouges à Montarnaud, comment accepter choses pareilles !
Cela me direz- vous n’excuse pas ce grand défaut.
Mais je sais que je peux compter sur votre indulgence, « Amis de L’écrit tôt »

Christine:

L’eau mouille
les bottes de paille.

Le soleil baille
sur le seuil.d’ Argenteuil,
et rouille les nouilles
en ferraille.

Sera-t-il de la bataille
pour sécher
la vanille
qui fait fine taille
à l’épouvantail. ?

André :

Les resto U à Paris
Les restaurants universitaires à Paris, Les Mines, Les Beaux-Arts, Maubert-Mutualité etc…, pas aujourd’hui mais à l’époque où j’étais étudiant, aie !aie !aie !
Les menus ? Souvent comme la veille, des nouilles à l’ail, le samedi jour de fête, de la rouille sans bouille (à baisse), parfois de la ratatouille, jamais de cuisses de grenouilles.
Dans mon ventre ça gargouille, jusque dans les orteils.
Certainement le gérant magouille, les comptes ? Il les brouille, les maquille. Quelle canaille !
Pourtant il ne touche pas à la bouteille ; qu’on le veuille ou non, son recueil de recettes, il l’a trouvé dans un cercueil sans cerfeuil ; le gagnant, c’est son portefeuille.
Qu’on le veuille ou non  je le quitte vaille que vaille, je reprends mes billes.

8 inconnu(e)s à découvrir :

Emmanuelle :

La vieille dame à la cane

Souvent, en passant par la rue du Pioch, je voyais cette vieille dame longer les hauts murs d’une maison, s’aventurant dans la rue de sa marche maladroite. Elle s’aidait d’une cane pour ne pas glisser sur le terrain inégal.
J’étais à chaque fois en voiture. Cette rue ne me semblait guère praticable pour un piéton, car il n’y avait même pas de trottoir. La dame surgissait comme un flash. En quelques secondes, mes phares l’éclairaient, encadrant sa silhouette dans mon pare-brise puis ensuite dans mon rétroviseur.
Elle semblait tout droit sortie de mes propres souvenirs. Son épaisse chevelure blanche et ses robes d’autrefois me rappelaient ma propre grand-mère, qui avait de surcroit la même démarche.
Elle jetait sur moi, et ma voiture, un regard inquiet qui m’incitait à faire un écart à gauche pour la tranquilliser. Elle était vêtue simplement, comme les femmes des campagnes autrefois, avec une robe-tablier dans un camaïeu de bleus, du genre qu’on trouve encore sur les marchés, et ses chaussures ressemblaient à des chaussons. En fait, elle avait tout de la bonne grand-mère, comme ma mamie l’avait été. Et tout ce que je croyais deviner de sa vie me venait de cette similitude. Cela faussait probablement mon jugement, en me la rendant sympathique. J’attendais cette rencontre en revenant de mon travail, l’espérant, en ressortant déçue si elle n’avait pas lieu. Un jour, cette dame à la cane a disparu de mon univers. Je n’ai pas su si elle était morte, ou si elle avait déménagé. Mais j’y repense encore aujourd’hui. Elle me paraissait si gentille.
Et sans doute l’était elle… Ou pas. J’ai repensé ensuite à d’autres braves mamies, comme Marie Besnard, ou Simone Weber… Elles aussi paraissaient sympathiques.

Christine :

C’est un vieux monsieur, derrière son étal de bijoux et objets africain. Il a la peau chocolat et des cheveux en frisettes blanches, dépassent de son bonnet en laine.

Il est là tous les samedis, au marché, emmitouflé, le regard timide. J’essaye de lui sourire, je lui dis bonjour et 3 mots sur le temps. Il est si réservé qu’il répond à peine .

J’imagine qu’il vient du Sénégal, où il avait 3 femmes du temps de sa richesse et beaucoup d’enfants. Cela ne lui a rien valu de bon… il a tout perdu…Un de ses grands fils qui travaillait en France, lui a promis qu’il s’en sortirait et qu’il mènerait une vie honorable et calme en le rejoignant.

Il y a si longtemps que je le vois au marché qu’il n’est sûrement pas clandestin. Comment s’en sort il ? Je ne vois jamais personne lui acheter un bracelet ou un tambour.

J’imagine qu’une famille lui loue pour un prix dérisoire un garage vaguement aménagé, et qu’il va exposer sa bimbeloterie dans d’autres marchés. Il y va presque toujours à pied, ou en vélo, à la rigueur.. Il n’a guère de connaissances ici, sauf son ami Moussa qui fait le même métier à 60 km, et vient le voir un fois par mois. Ce jour là ils préparent du poulet yassa et parlent wolof.. Ils vont parfois à la mer, regarder les bateaux comme à Dakar.

Avec nous, passants, il ne rit pas, ne raconte rien. Il arrange souvent avec dextérité la disposition de son artisanat , puis le range dans une grosse valise noire , l’air toujours un peu triste.

Mais je ne pense pas qu’il soit malheureux..

Anne :

Assis sur le muret
adossé au rocher
le visage fripé et empli du passé
il regarde monter
ceux qui pressent le pas
poussés par le présent,
ceux qui ne peuvent pas
comme lui, voir défiler le temps.

Adossé au rocher
Assis sur le muret
Le vieux reprend son souffle
En cours de promenade.
Qu’importe la durée
son temps est suspendu
il regarde venir
ceux qui poursuivent un but
lui qui ne poursuit plus
mais est toujours présent.

Quand il reprend sa route
il va toujours suivant
le même itinéraire
à l’écart des passants
retourne à la rencontre
des lieux qu’il a aimés
des lieux qui l’ont nourri
depuis qu’il fut enfant.

Il retourne à la vigne
jour après jour, fidèle,
l’hommage de son pas
vient honorer sa terre.

Le froid s’est abattu
sur le rocher, sur le muret.
Où est le vieux passé ?

Laurent :

« Papa, papa, tu sais notre nouvelle voisine, j’crois bien qu’c’est une sorcière !  J’l’ai vue à sa fenêtre avec un drôle de chapeau, et elle faisait de grands gestes ! Si, Papa, j’t’assure ! Et puis…
–          Calme-toi ! Qu’est-ce que tu vas encore inventer ? Ca existe pas les sorcières, fiche moi la paix ! »
C’est vrai que j’ai beaucoup d’imagination, mais là c’est vrai… On ne me croit jamais ! je n’arrête pas d’y penser… Et puis d’abord, il y a cette fumée rouge qui sort de sa cheminée, le soir. Et hier, cette camionnette d’une animalerie spécialisée en nouveaux animaux de compagnie venue livrer 3 serpents et 10 batraciens.. ;, c’est moi qui leur ai dit où elle habitait, la voisine ! Et ce cri de chouette que l’on entend au milieu de la nuit. Ca personne ne peut le mettre en doute !

Mais aujourd’hui, c’en est trop ! Grisette a disparu. Je suis certain que c’est la voisine qui l’a enlevée pour ses expériences. Je dois en avoir le cœur net. Je prends mon courage à deux mains et je m’introduis dans le jardin par le trou du grillage que Papa n’a toujours pas réparé. Je suis plié en deux et j’atteins la fenêtre du salon en grimpant sur un petit tabouret de jardin.

Une musique étrange résonne à l’intérieur. Mon cœur bat très fort au moment où j’aperçois la voisine avec un véritable accoutrement de sorcière.  En plus elle tient Grisette dans ses bras. Que va-t-elle faire ? Il faut que j’intervienne mais je ne sens plus mes jambes.

C’et à ce moment-là que le petit tabouret en bois vermoulu sur lequel j’étais  monté cède sous mon poids avec un vacarme épouvantable.
La voisine apparaît soudain :
« Ca, c’est mon petit voisin curieux !! J’allais justement te dire que ta jolie chatte grise apprécie beaucoup mon lait !! Tu tombes bien, tu sais, c’est le cas de le dire , je comptais t’inviter, toi et ton Papa à mon prochain spectacle samedi soir !… »

Jano :   Une passante

Elle avait la marche légère,
je l’imaginais papillon.
Jamais de sourire, je la croyais fière.
élégante, noirs  étaient ses grands jupons.
J’étais tout décontenancé quand je rencontrais cette dame.
J’aurais voulu connaître ses pensées, ses états d’âme.
Elle resta pour moi une inconnue.
Je me contenterais du peu en me disant que je n’ai rien perdu.

Quelle outrecuidance !

André : Une inconnue

J’habitais chez ma mère, à Nancy, place Malval ou Saint-Epvre, cette place porte les deux noms, non loin de la place Stanislas. Sorti de l’école militaire préparatoire d’Aix-en –Provence, après le bac, je m’étais inscrit en classe de mathématiques supérieures au lysée Henri Poincaré de Nancy. Cet établissement était assez proche de nous, de sorte que je m’y rendais à pied, tous les jours de la semaine et par habitude j’empruntais le même itinéraire, le plus court. De la place Malval je longeais la rue du même nom, puis j’entrais dans le vieux Nancy par la rue du duc Raoul, la rue des loups, traversais la place Carnot très large avec sa statue de Sadi Carnot, passais sous la porte Stanislas dont les magnifiques bas-reliefs étaient malheureusement détériorés par les échappements des véhicules, puis le lycée du plus pur style fin du XIXème, rébarbatif derrière une longue grille en fer forgé.

La porte du rez-de-chaussée de notre immeuble de trois étages franchie, nous logions au troisième, après avoir longé la place Saint-Epvre je me retrouvais donc rue Malval comme je l’ai indiqué plus avant. C’est à cet endroit que la rencontre avait lieu, invariablement, dans cette section de rue somme toute assez courte. Une jeune fille ou une jeune femme, peut-être un peu plus âgée que moi, j’avais 19 ans, me croisait, ou je la croisais, ou plus tôt nous nous croisions, à la même heure au même endroit. Elle était régulière, j’étais régulier aussi, lever, déjeuner, départ à huit heures moins dix  pour être à huit heures au lycée.

Les première fois il ne se passa rien, nous nous croisâmes sans réaliser que nous nous croisions parmi d’autres piétons, tous inconnus les uns les autres. Au fil des jours nos regards se reconnurent et un sourire fugace éclairait nos visages, par une sorte de connivence. Certainement une ouvrière encore célibataire, une piqueuse de chez André, le fabricant de chaussures bien connu. Elle avait l’allure classique de ces femmes travaillant en usine que l’on voyait se hâter les matins ou sortir en fin d’après-midi en troupes serrées pour rejoindre leur chez-soi. C’était un salut de reconnaissance, silencieux, un acquiescement. « Vous êtes bien là, à l’heure, tout se passe sans surprise ».
Un certain jour, plus de croisement. Il n’y eut pas de suite.
S’arrêter, engager la conversation, tout aurait pu être différent.

Cathy :

Ce matin là, c’est un jour sans RV. Je peux partir après les bouchons et arriver un ¼ d’heure plus tard au travail tranquillement. C’est donc calmement que je quitte le chemin des Pouses, tourne au collège où les élèves sont déjà rentré. Mon regard s’est déjà familiarisé avec l’horizon, le temps du jour, la lumière sur les nuages… Je savoure le temps disponible. Pas besoin d’accélérer, je peux profiter de la route qui se déroule doucement jusqu’au rond point de l’autoroute. C’est un moment qui fait songer à une promenade, le chemin est sûr et le paysage familier. Tiens d’ailleurs deux silhouettes sont déjà en route sur la piste cyclable des écoliers. Je regarde, j’ai le temps de repérer les promeneuses matinales. Qui sont-elles de bon matin, ces dames aux chapeaux de laine, bien emmitouflées l’hiver ou protégées du soleil l’été?

Je les croise selon l’heure de mes propres allées et venues. Parfois elles sont déjà sur le chemin du retour, parfois elles avancent rapidement face au soleil du matin. Leur vitesse aussi change selon la saison ou l’instant où je les croise. En fait elles m’impressionnent! Aurais-je cette assiduité à leur âge, ce pas alerte qui avale le chemin de bon matin et se fait plus lent et plus bavard sur le retour? Comment se sont-elles trouvées réunies dans ce mouvement? La même ordonnance médicale comme me l’a confiée l’une d’elles? Le besoin de compagnie? Pourtant, il leur arrive de cheminer seule… Comment font-elles pour conjuguer leur RV? Et après? Je n’ai aucune idée de la suite de leur journée! Sont-elles si matinales que le repas de midi est déjà prêt ou vont-elles comme les sportifs vus à la TV se faire une douche tonique avant de ressortir pimpantes pour leurs achats du jour?… Et puis nous nous saluons d’un signe de tête si nos regards se croisent au bon moment!

Au rond point suivant, la route m’oriente vers la journée de travail. Je perds le fil « des dames de Montarnaud » qui gardent leur secret de journée, à moins qu’elles ne gardent le village tout simplement.

Géraldine :                       

Je la rencontre régulièrement, qui  parle avec aisance, d’un ton posé, parfois chantant. Est-elle grande ou bien petite, je ne saurais vraiment vous dire, puisque toujours assise. Elle inspire profondément,  son regard semble suivre sur un fil la suite de ses pensées. Ce regard parfois si dur, décalé je vous l’assure, quand elle relate sans émotion les pires cruautés  de la journée. De sa bouche  sortent des mots qui disent beau quand c’est faux. Mais qu’a donc cette femme, l’air d’en vouloir à tous ? J’imagine qu’elle se bat dans un monde de brute,  où comptent les points et les insultes. Pourquoi faut-il qu’elle exprime cette dureté, elle qui sûrement, câline ses enfants ? Vous la verrez ce soir et la reconnaitrez, elle a le regard noir malgré ses mots sucrés.

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Délires : (soulignées les phrases imposées !!)

Couleur café… ou caca d’oie !

« Ça y est ! Il neige ! »
Un visage blafard a surgi du brouillard.
Je compris que mon rendez-vous avec mon filleul serait retardé.
Notre super voyage, que je devais faire dans un pays où les hommes ont une drôle de couleur caca d’oie, serait annulé.
Pour l’instant, il neigeait, et je devais traverser la France pour aller le chercher.
Quel courage il me fallait alors que le soleil m’attendait au loin.
Quand j’entendis :
« Ton café, tu le prends comment ? »
Je faillis renoncer, vu le petit nombre de dents qu’il me restait en bouche.
Parce que le café, je le prends toujours avec un croissant !

La télé-réalité

J’ai horreur des émissions de télé-réalité.
C’est du bavardage télé-débile
Qui me fait ronfler profondément
Je préfère inviter mes copains
A demain alors ?
Il faut apprendre la macarena ! tu te souviens ?
C’est suite à cette conversation qu’on s’est tous retrouvés au cours de wakouna avec un professeur qui avait tout l’air de frôler les 100 ans malgré son visage poupon et son regard brillant.
« heureux qui comme Ulysse » semblait-il nous dire.
Avec un air dégagé.

Insupportable et lugubre
La dernière fois que je suis allée voir ma belle-mère, nous avons fait une partie de scrabble. Le jeu était si prenant que nous n’avons pas entendu l’inondation, ni remarqué le chant du rossignol, malgré ma main tendue. Au bout de mon index, le soleil dansait le haka.
–        C’est insupportable et lugubre ! Tu as vu l’heure ?a dit ma belle-mère à la fin du jeu.
Alors, j‘ai pressé l’interrupteur, la lumière est revenue et nous avons pu compter les points.

Heureux qui comme Ulysse

Heureux qui comme Ulysse mon voisin a fait un beau garage !
« ohé, tu as vu l’heure, voisin ? Arrête de travailler ! » Et zut, on a beau s’époumoner, il travaille jour et nuit malgré son âge. Ca, c’est la meilleure, il ne veut rien entendre … C’est Philomène qui me l’a dit, normal, depuis qu’elle vit avec lui.
« Je vais te dire, entre nous, que rien de tout ça n’a de sens, je me fous du monde entier, je dors sur le sable mouillé. Je ferme les yeux et pars pour un super voyage.
Heureux qui comme moi ferai un beau voyage.

Un commentaire pour 10/02/12

  1. Lamoine André dit :

    Bravo Laurent pour les illustrations !
    Pour ma part : le lycée Henri Poincaré et une piqueuse de chez André, du réel.

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