03 – Atelier du 16/11/12

1) Une odeur, un parfum… Racontons une odeur enivrante que nous aimons, ou qui soulève un voile du passé….

Emmanuelle :

Il en est des parfums comme un rêve oublié…beja
Un parfum sur la route, senteur d’herbe coupée,
Odeur d’humidité… Et le cœur en déroute
Vous ouvrez grands les bras à la chaleur d’été
Quand ce n’est que printemps et ses premiers bourgeons.
Je n’aimais pas l’école, mais l’odeur des cahiers,
Du papier, de la colle, un pot rond dont émane
Des saveurs enivrantes – amande, frangipane…
Les livres sentaient bon – l’encre, ou bien le plastique – ou bien quoi ?
Je l’ignore
Mais aujourd’hui encoreles Citronniers
Dans un livre tout neuf je renferme mon nez
J’inspire. Me voilà transportée…
Je suis montée un jour fouiller dans mon grenier.
J’ai trouvé un flacon « Jeux d’eau », je l’ai ouvert
Et brusquement d’un bond, des années en arrière
Des images ont surgi d’un passé inconnu,
Des fragments qui déjà étaient partis en douce
A jamais loin de moi :
L’oranger de Béja
Les citronniers de Sousse
Les matins d’autrefois.

Cicé :

secret-belle-rose-parfumee-13-02889Ô, parfum subtil de la rose,
Tendre et doux baiser
Que sur ma joue elle pose,
Comme un vent léger,
Un adieu d’un soir.
Je le sens à son cou drapé
Quand invisible dans le noir,
Elle se penche pour m’embrasser.
Ah, comme il m’émeut encore
Le parfum de sa peau de femme,
Mémoire intime de son corps
Restée depuis l’enfance en mon âme.

Christian :

Tu m’as dit qu’un jour le genêtgenet
Appartenais à la terre
Comme une senteur dans le désert
De nos amours passagères
Et nous nous sommes regardés
Comme des moissons abandonnées
Comme des barbares de bruyères
Des horizons de faux trouvère
Et je t’ai enfin sentie
Comme un meurtre à perpétrer
Jardin d’ Eden anéanti.

Solange :

Boulangerie-le-mercier_FICHE101_reduit343pxÇa vous prend au coin d’une rue,
Et ça vous fait faire un détour.
Le nez en l’air,
Vous suivez l’effluve
Sans regarder où vous posez les pieds.
Tant pis si,
A la fin du parcours vous avez marché,
Là où il ne fallait pas.

Pour l’instant les yeux sont mi-clos
Et vous inspirez goulûment ce délicieux nectarboulangerie
Bien supérieur à ce que vous mâchouillerez
Tout à l’heure, d’un air étonné,
En sortant de la boulangerie.

Laurent :

En ce 24 décembre, il lui a ôté délicatement son fume-cigarette à bout d’ambre pour le déposer sur la table de nuit de leur chambre. Marine s’est laissée faire puis a fermé les yeux. Il lui a alors titillé les narines en lui pressant la peau…d’une mandarine.
mandarine

2) Rimailles :
Petits poèmes ou textes avec rimes imposées !!

Emmanuelle :

Changement de saison et début de fatigue,foret_alluviale_LL
L’automne est là. Les frênes dansent la gigue,
La pluie fait sortir les salamandres
Et les premiers fagots sont retournés en cendres.
Entre chien et loup dans le ciel volage
Les éclairs, le tonnerre font rage,
Et l’on voit sortir Cicé armée de son grand panier
Cherchant de l’argile pour son prochain atelier.
Plusieurs montarnéens – pour la fanfaronnade
Sont réunis autour d’une macaronade.
Le temps n’est pas propice aux manifestations :
Les châtaignes, les cèpes… Voilà la transgression !

Géraldine :

 b999ab40 Ignorant sa fatigue
Elle danse la gigue
Telle une salamandre
Sous le feu et la cendre.
Fille jeune et volage
Elle étouffe de rage
Lorsque dans son panier
Caché dans l’atelier
Sans fanfaronnade
Trouve une macaronade
Pauvre manifestation
De toute ses transgressions.

Cicé :

Sous le coup de la fatiguenuages-11
Nous de danserons pas la gigue
Endormis comme des salamandres
Nous soufflons et les cendres
Se soulèvent, volages
En nuage gris de rage.
Nous étions le haut panier…
Nous voici relégués au fond de l’atelier.
Arrêtons là la fanfaronnade
Préparons ensemble la macaronade
Entrons en manifestation
Et que vive la transgression !

Laurent :

T’as un coup d’fatiguecouple
Entame une gigue
Rue de l’ salamandre
Il te faut descendre
Sois un brin volage
Et oublie ta rage.
Apporte ton panier
Viens à l’atelier :
la fanfaronnade,
la macaronade
manifestations
de nos transgressions.

Jeannot :salamandre

Le mauvais temps me fatigue.  J’ai les jambes molles et ne peut plus danser la gigue. C’est la déprime ; la nuit est là. Je rêve d’une salamandre. J’ai les yeux collés à la cendre. Je navigue sur la compagnie  volage 3.  J’ai fait un cauchemar au réveil , je suis fou de rage. Hier soir j’avais des chaussons et voilà que j’ai les pieds dans un panier. Où est le réel ? Cela est une interprétation, peut-être une fanfaronnade ?  Au petit déjeuner, je me suis vengé sur les restes de cette macaronade, pourtant c’est elle qui avait troublé ma nuit, qui était responsable de ce type de manifestation. J’adore la cuisine italienne mais gourmandise peut être aussi transgression.

Christian :

Oh que m’aille, que m’aille macaronade
Le monde navigue, navigue
L’espoir, la fatigue, fatigue
Et danser, danser, éperdus
Danser la gigue, la gigue
Sous le sceau de la salamandre
Le phœnix et les cendres
Et l’esprit en alpage, volage
Et les restes de rage, de rage
De petits papiers, de  petits paniers
Nos mornes ateliers
Nos fanfaronnades
Nos macaronades
Comme autant de pulsions
De nos émulsions,nos manifestations
Comme une respiration
Nos transgressions

Solange :

Une grosse fatigue
M’a pris après cette gigue.
D’autant que cette sale Amandre
Semblait renaître de ses cendres…
Voilà ce que c’est de jouer au volage
O rage !mainsfesses
O désespoir !
Je n’aurai jamais dû lui mettre la main au panier
Dans cet atelier
Où je me suis fait piéger par sa fanfaronnade.
Allez zou !! Je vais à sa macaronade.
Mais toute manifestation de gestes déplacés
Sera considérée comme une transgression.

3) Récréation  re-création ! à partir d’ingrédients imposés:

Emmanuelle :

Le personnage principal est une…femme qui s’appelle Fatoumata qui a comme mauvaise habitude d’aimer les hommes  et emploie tout le temps l’expression suivante: le miel fait les centenaires.  Son vêtement fétiche est un chapeau melon  et elle ne sort jamais sans emporter un parapluie.

Nuages sur Paris

Fatoumata habitait mon quartier, rue Mirrha, dans le 18ème. Elle aimait les hommes et montmartreavait toujours à la bouche des expressions délicieusement colorées : « Le miel fait les centenaires » disait-elle en montant l’escalier avec le vieux bijoutier de l’avenue voisine.

J’aimais l’observer par la porte entrebâillée de la loge du concierge. Ses cheveux embaumaient les parfums d’orient : musc, vanille, gingembre… Elles les huilait, les massait, les passait au henné… Ils avaient la couleur brun-rouge de la seine un soir d’orage.

Pour les protéger des nuages et de la pluie, elle ne serait jamais sortie sans son parapluie et possédait une incroyable collection de chapeaux-melon.

Fatoumata était très vieille me semblait-il. Je n’avais que douze ans à l’époque. J’étais assez grand pour comprendre qu’elle aimait les hommes, car ma mère ne cessait de médire sur son compte. Et puis les messieurs défilaient, je le voyais bien. J’étais assez averti pour que l’idée m’émoustille.

Je pense à elle aujourd’hui. Paris est sous les nuages. Elle a dû faire le grand voyage.

C’est dans ses yeux de braise, à son regard, je m’en souviens, que j’ai compris un jour que j’étais devenu un homme.

Géraldine :

Le personnage principal est une…femme qui s’appelle Pénélope qui a comme mauvaise habitude de parler à l’oreille des abeilles  et emploie tout le temps l’expression suivante: un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.  Son vêtement fétiche est une peau de léopard et elle ne sort jamais sans emporter une lampe de poche.

Titre imposé : ébullition

champs-de-mars-3

Pénélope, comme à l’accoutumée, se levant a l’aurore courrait ventre à terre au bout du Champs de Mars. Elle se devait d’être là au réveil de la reine, que chacun sait, n’être pas très ponctuelle,« un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », se disait-elle, je resterai le temps qu’il  faudra. S’étant dissimulée sous une peau de léopard pour se fondre dans la jungle parisienne, elle  approchait lentement du château des cimes. Oui depuis des décennies les abeilles géantes avaient colonisé les toits de Paris et seuls quelques initiés bien illuminés en tentaient l’approche. Pénélope, équipée de son inséparable lampe de poche, avait trompé la vigilance des gardiennes. Elle tentait, confiante, de pénétrer dans la chambre royale. Pour libérer Paris, elle était bien capable d’aller parler à l’oreille des abeilles…

Laurent :

Le personnage principal est  une femme qui s’appelle Martine qui a comme mauvaise habitude de se curer le nez en public et emploie tout le temps l’expression suivante «Au fond, c’est un trésor ! ».. Son vêtement fétiche est un pull vert tricoté maison et elle ne sort jamais sans emporter son portable.

Titre imposé :  Martine au cirque martine

             Le dompteur est en train de faire un bide et la foule commence à montrer son agacement. Moi, je suis horripilé par le comportement de Martine qui a tant  insisté pour venir au cirque. Évidemment, elle a revêtu pour l’occasion son « magnifique » pull vert tricoté maison ! En plus, elle n’arrête pas de se curer le nez ou de tripoter son portable.  Et j’entends encore sa mère dire : »Au fond, c’est un trésor ! » N’en pouvant plus, pour pimenter le numéro du dompteur, je saisis Martine par le poignet et la jette dans la fosse aux lions !  Voilà enfin l’ultime épisode des « Martine » !…

Jeannot :

Le personnage principal est  un homme qui s’appelle M. Prête à tout qui a comme  habitude de parler à l’oreille des abeilles.  Son vêtement fétiche est une combinaison blanche et il ne sort jamais sans porter une rose à l’oreille.

Titre imposé : La mort d’un naturaliste

           apiculteur_home_bandeau  Il s’appelait M. Prêt à tout. Il parlait à l’oreille des abeilles. Toujours une rose à l’oreille, l’exercice était un peu fou. « Si vous avez une ruche dans votre jardin, vous serez centenaire », disait-il. Il portait une combinaison blanche, un masque sur le visage. Les abeilles étaient heureuses en sa compagnie. Il leur jouait le «  vol du bourdon ». Mais , pas de chance, il mourut très jeune d’une morsure de…serpent !

Cicé :

Le personnage principal est  une femme qui s’appelle Mme Prêt à tout et qui a comme mauvaise habitude de se gratter le nez. Elle  emploie tout le temps l’expression suivante «Atchoum ! ». Son vêtement fétiche est un poncho coloré et elle ne sort jamais sans emporter son album de photos.

Titre imposé : Portrait de ma voisinearticle_0107-CIN-LEHERISSON

Ma voisine est une concierge, une vilaine commère acariâtre et méchante. Quand elle n’éternue pas avec de gros et gras « atchoum » bruyants, c’est qu’elle est en train de se gratter le nez… Elle est tout le temps à la fenêtre dans son drôle de poncho coloré, à surveiller les uns et les autres. On l’appelle Mme Prête à tout, et les épreuves de son espionnage sournois, elle les classe dans son album photos, qu’elle emporte toujours avec elle et qu’elle montre à qui veut bien prêter l’oreille à ses médisances.

Inutile de te dire que je ne l’aime pas, et que je l’évite comme la peste !

Christian :

Le personnage principal est  une femme qui s’appelle Fanny et  qui a comme mauvaise habitude de dire « con » à chaque fin de phrase. Elle emploie tout le temps l’expression suivante «Les chats ne font pas des chiens ».  Son vêtement fétiche est un corset rose bonbon  et elle ne sort jamais sans emporter son masque.

Titre imposé : Un atelier unique

             Oh Fanny, je t’ai aimée comme la prunelle de mes yeux. Quand bien même les piches scooterisés te disaient : Oh con, comme elle est belle , la meuf » à chaque fois que tu traversais le centre commercial. Faut dire qu’avec ton corset rose bonbon, t’en aguichais des couillons, des Zemblas, des Freddys, des Zonzons portant des masques d’exception. Les chats ne font pas des chiens, on est facho ou on n’est rien.
fanny

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