06/04/12

Comité un peu plus restreint (5)
mais toujours plein d’entrain.
Pour la première activité
On décline l’alphabet :

Géraldine :

Abélard
Bizarre,
Camouflé
Dans
Elfe
Fatigué
Gronde
Héloïse,
Insensée
Jeune fille
Kitch.
Lointain
Monde
Noir
Orangé
Peuplé de
Quelques
Riches
Solaires  et
Tumultueux
Utopistes,
Voleurs de
Whisky,
Xénophiles
Yétis
Zodiacaux.

Emmanuelle :

A la belle saison
Bruissent les arbres en fleurs
C‘est le temps du bonheur.
Dans l’arbre à papillons
Eveillé par l’odeur
Fainéante un bourdon
Grisé par la chaleur.
Hésitant, un dormeur,
Installé dans le fond
(Journal sur le cœur
Képi sur le trognon)
Lit sous le saule-pleureur.
Musarde un hérisson
Névrosé par la peur.
On sent en tourbillons
Passer les oiseleurs
Qui sifflent sans façon.
Ribambelles de fleurs :
Soucis, lavandes, chardons,
Tètent pour toute boisson
Une humide sueur
Venue des alcyons.
Week-end au cabanon,
Xérès à la bonne heure !
Yourte des plaisirs sans nom…
Zèle et travail ? NON !

Laurent :

Amandine était radine
Bérangère faisait la fière
Caroline pas très maligne
Dorothée sentait l’pâté
Evelyne pas très coquine
Fabienne était lesbienne
Gwenola, ah celle-là !
Honorine était mutine
Isabelle n’était pas belle
Joanna parlait trop bas
Karima ne parlait pas
Ludivine n’était pas fine
Micheline pas très câline
Noémie : rien n’est permis
Olivia et son surmoi !
Patricia toujours sur moi
Quiterie et son mari
Rachida, un vrai ténia
Sidonie une vraie furie
Thérésa c’était pizza
Ursula coca-cola
Valentine la même routine
Wilfrida toute flagada
Xavière, une vraie sorcière
Y’a qu’avec toi que cela va
Zébulone, tu es la bonne !!!

Géraldine (2):

Au bord de la route
Brassé par le vent
Cerisier en déroute
Dans un nuage blanc

 Elle venait de même
Fatiguée par ses rêves
Grossie de tant de pluie
Inconnue par ici

 Jeune fille bien verte
Kaki et duveteuse
Lovée dans sa couette
Moitié de branche heureuse

 Nouveau signe du temps
Oublieux de l’orage
Parcouru deux fois l’an
Quand le ciel bleu s’enrage

 Rouge devient le soir
Soupir de feux ardents
Temple de rêves noirs
 Unique au firmament .

 Velours de riches pleurs
Walkyrie à ses heures
Xylène en formation
Yeuse pour la passion

 Zeste de vie sauvage…

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

Pour la deuxième activité
un début imposé:

J’ai horreur qu’on sonne à ma porte…

une fin obligée :

Je n’ai pas le temps de faire un gâteau, ça va faire juste !

Emmanuelle :

Injonctions

 J’ai horreur quand on sonne à ma porte ! Qui sait quelles nouvelles on m’apporte… Cette sonnerie stridente me vrille les tympans et m’enjoint de répondre immédiatement. Et c’est toujours quand je suis justement occupée que quelqu’un décide de me sonner.

Finalement, on est le valet de sa propre maison.

Il y a le téléphone aussi, les enfants qui m’appellent, internet… Les textos, le lave-linge, le four qui sonne pour me rappeler à l’ordre. La TV aussi qui m’enjoint de voter pour untel ou de donner pour telle association parce que c’est politiquement correct. La radio, qui veut penser à ma place.

Et la télépathie ! Je viens de me rappeler : l’anniv’ de Ginette ! Ouh la la, j’ai encore le temps de faire un gâteau mais ça va être juste…!

Géraldine:

J’ai horreur qu’on sonne à ma porte,
D’ailleurs je n’ai pas de sonnette,
Je ne l’ai pas remplacée
Quand le mur s’est fracassé.
Un livreur de matériaux
Peu précis ou bien cinglé
De son camion l’a ôtée
Un grand jour de livraison.
C’était pour moi l’occasion
D’être sourde aux somations.
Le facteur ne s’en sert pas,
Laisse tomber l’information
Bien au fond du vert caisson.
N’a plus le temps, c’est trop long
Pour nous  jouer du klaxon
Que sorte de la maison
Mon garçon en caleçon.
Et je n’ai moindre soupçon,
Je sais bien, qu’il a moisson
De lettres dans son fourgon.
Peu de loisir en saison,
Il nous faut garder raison
A nous de monter le son
Pour qu’il pousse sa chanson.

Pour mes amis me direz-vous ?
Et bien ils entrent, et c’est ainsi
Qu’un jour en chemise de nuit
J’ai pu enfin me décoincer
Par leur visite improvisée.
Sous la pression de mes enfants
Heureusement je pris le temps
De
leur faire gros gâteau tout beau
Non ce n’était pas juste mais trop
Que partager est rigolo !

Laurent :

J’ai horreur qu’on sonne à ma porte
Et à chaque fois je m’emporte
En variant le ton, par exemple, tenez,
Agressif : « Moi Monsieur quand je dois sonner
Je n’appuie pas deux heures sur le bouton !
A vraiment, de qui se moque-t-on ? »
Cavalier :  « Quoi, Monsieur, c’est pour une assurance ?
Sonnez donc à côté, ça m’fera des vacances ! »
Dramatique : « Ca va , je ne suis pas sourd
Si vous persistez, je crierai au secours ! »
Agacé : « Je n’ai pas le temps de faire un gâteau
Ca va faire juste, à 6h, j’ai l’écritôt ! »

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

Enfin des mots imposés
pour la 3ème activité :

Une boîte à lettres/une paire de lunettes/des rideaux bleus/un arrosoir/une montre cassée

Géraldine :

Un matin Mamie Nénette
Dans ses guêtres
Se prépare pour le marché
Des jardiniers
Elle chausse ses lunettes
Pas très claires
Et tire les rideaux bleus
Un peu  vieux
Qu’importe sa montre cassée
Dans  l’été
Elle se moque du temps
Et des gens
En recherchant l’arrosoir
Tard le soir
Elle trouve son mouchoir
Dans le noir.
Dans  la boite aux lettres
Très discrète
Elle cache bien ses clés
En retrait.
Elle part guillerette
Au marché.
Mais le marché est fermé,
Désolée
Ses légumes bien fanés
Font pitié
« Ce sera pour ma soupette
C’est la fête ! »

Laurent :

Une montre cassée
Vraiment désespérée
Traînait dans le quartier
Tortillant du bracelet

 Près d’une boîte aux lettres
Elle croise des lunettes
Entame la discussion
Décrit la situation

 Il me faudrait un verre
Mes aiguilles prennent l’air
Mes aiguilles prennent l’eau
Lorsque  je croise un seau
Ou bien un arrosoir
Quand arrive le soir

 La paire de lunettes
Tout de suite accepte
Et lui offre un verre
Pour cesser son calvaire

 Le monocle depuis lors
Ne quitte plus la montre
Et quand on les rencontre
On comprend leur bonne heure !

Emmanuelle :

Enquête

 Elle ne serait jamais partie sans sa paire de lunettes. Et la boîte aux lettres débordant de prospectus : elle aurait chargé le voisin de la vider… Et puis ses rideaux bleus n’étaient pas fermés, ni les volets d’ailleurs. Et l’arrosoir, que faisait l’arrosoir plein d’eau aux pieds des fleurs assoiffées…? Et sa montre cassée par terre ? Non, ma chère, j’ai tout de suite compris qu’il s’était passé quelque chose. J’avais imaginé – je ne sais pas moi – un enlèvement, un crime odieux, bien croustillant, à se mettre sous la dent…

Mais un coup de foudre entre cette vieille chouette et ton mari, non, jamais. Et qu’ils partent à Venise comme cela, d’un coup, non. Vraiment, je te plains…

Elle doit porter des lentilles de contact maintenant, tu ne crois pas ?

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