06 – Année 2013-2014

Le thème de cet atelier est LIBERTE !!!

1) Pour commencer quelques acrostiches :

L’aube s’éveillera
Libre et sereine
Le bras armé d’un oreiller
De rêves et d’espoirs
Contre l’obscurité
L’éclat de nos visages
Lumière d’un futur.

lumiere

Géraldine

L’un lève les bras                                                            L’autre baisse les yeux
Individu barbare                                                             Impuissant et muet
Beuglant sa folie brune                                                   Brimé et annihilé
Enfermé et violent                                                           Empêché de penser
Rugissant sa colère                                                          Reclus et méconnu
Tremblant de tout son être                                            Terrassé, exploité
Effrayant de douleur.                                                       En rien émancipé.

                                                        Géraldine

Lire tous les livres écritspas d'art sans liberté
Imposer ce que l’on est
Briser les entraves et les interdits
Ecrire sur n’importe quel sujet
Respecter l’autre sans se renier
Tenir une tribune sans se bâillonner
Et dire ce que l’on pense, en pensant ce qu’on dit.
Emmanuelle

ligoteLigotée, enchaînée, elle maudit son destin.
Irrésistible ailleurs, inaccessible lointain.
Blottie contre la fenêtre, écoute les trains :
Ersatz de liberté, simple coupe-faim,
Ridicule espoir pour vivre jusqu’à demain.
Tristane soupire, lasse, pétrit ses mains.
Elle gigote, elle trépigne, cogne. En vain.

 Elodie

Libellule,libellule
Ivre d’air pur,
Badine
Et butine,
Ricoche.
Torche de vie
Embrasée.

Elodie

Large
Immensité
Banalité
Entendue
Rêve
Tissée
          Encore et encore,
  Liberté nous t’attendons.

Cathy

affiche-liberte-reverLarge horizon ouvert sous nos pas
Immensité des choix qui nous reviennent
Banalité du quotidien qui oublie ton nom
Entendue comme un cri ou comme une promesse
Rêve de tant de vies ; force pour chaque jour
Tissée de petits riens ou de grandes découvertes
Encore et encore, Liberté nous t’attendons!

Cathy

Les ailes du désiricar
Irradient le soleil,
Brûlent sous l’empire
Élégiaque du ciel.
Reste la sentence :
Ton châtiment Icare
Enrhume le silence.

Christian

2) Essayer d’écrire un poème ou un texte sur la liberté... (d’expression, de ton, de pensée…), liberté d’écriture, liberté individuelle ou collective… Chacun a écrit les mots qui lui viennent lorsqu’on pense à la liberté et les a déposés dans un chapeau. En piochant des mots au hasard, on s’en inspire…

la-statue-de-la-liberteLes Berthet

 Mes voisins s’appellent Berthet. Le vieux c’est Max. Il n’est plus libre… Max, y’en a qui l’ont vu voler ! La mère, Ophélie Berthet a eu des soucis à la Libération. Mais elle n’a jamais avoué. D’origine espagnole, l’ Ibère (se) tait !  Les garçons, les jumeaux, Eli Berthet et Ali Berthet font la une du midi libre. Le premier  a tabassé un (libre) arbitre, lui ne l’est plus ! Le second a pris beaucoup de libertés avec la loi. Donner le champ libre a ses idées a provoqué sa chute. Il a volé des vélib !!  Seule la fille Li Berthet s’en est sortie. Libre comme l’air, elle est hôtesse à Air Liberté.  Vu le contexte familial, on purrait lui ériger une statue à Li…Berthet !!!

Laurent

libertLiberté… tu es liberticide!
Légère et court vêtue, tu risques l’homicide.
Individuelle, tu t’arrêtes à l’autre : stupide.
Déployée en étendard, tu peux mener au suicide.
Gravée dans le marbre, tu ne prends pas une ride.
Fantasque, tu oublies l’air impavide.
Rumeur silencieuse, ton histoire est aride.
Coulant à flots de discours, tu deviens insipide.
Perdue au fil des gouvernements, tu renais intrépide.
Subrepticement murmurée de bouches à oreilles, tu restes limpide.
Cathy

Toi

Toi mon frère qui vis dans la ruesdf
j’ignore ce que tu as vécu
mais à toi je pense souvent
les jours de pluie, les jours de vent,
les jours gris
comme les jours blancs.

 Sous ton carton transi de froid
où tes os se transforment en glace
je te croise à la même place
toi mon frère
qui n’as pas de toit.

 Je n’ose pas te dire un motrire
ni prendre part à ton fardeau.
M’assoir à tes côtés,
t’offrir du temps pour t’écouter…
T’offrir mon regard,
mon sourire,
l’éclat d’un rire…
pour te réchauffer.

 Un sourire c’est une maison
pour celles et ceux qui n’ont rien.

Un sourire c’est une chanson…
Mais tu le connais ce refrain
de ceux qui parlent
et ne font pas
et ne font rien.
Qui passent et qui ne te voient pas.
SDF comme moi…
Sourds, Défiants, Fermés.

 Je suis pauvre de libertésdf-rue-saint-martin
quand tu es riche d’abandon,
à la belle étoile
sous un pont
où tu sais si bien reposer.

Je suis pauvre de charité
enchaînée par l’appréhension.

Pour toi mon frère qui as si peu
je veux décrocher le soleil,
mettre des étoiles dans tes yeux,
soulever des monts et merveilles.

 Toi mon frère ne possédant rien
je veux t’offrir un lendemain
des jours qui chantent, jours de lumière,
pour tous les pauvres de la terre.

 Toi que voilà mains dans les pochessdf1
Sans provisions ou sans bagages,
Toi qui t’endors sous quelque porche
Que Dieu conduise ton attelage.

 Pour toi j’ai écris ce poème
que je ne sais pas où poster :
tu ne laisses jamais d’adresse…

 Dans la poubelle de mon quartier
en fouillant tu vas la trouver ;
lis là, c’est à toi qu’elle s’adresse…
SDF, Solide, Solitaire, Sémaphore,
Digne, Discret et Débrouillard,
Formidable, Fragile et Fort.

A bientôt, chemin du hasard.

Emmanuelle
Poème qui a été primé dans un concours d’écriture

Je n’écrirai  pas d’hymne à la liberté  hd
Parce que célébrer la liberté
Serait l’envisager comme une possibilité.

Je n’écrirai  pas d’hymne à la liberté
Parce que chanter la liberté
Serait l’évoquer comme une illusion.

 Je n’écrirai  pas d’hymne à la liberté
Parce que fêter la liberté
Serait l’ébaucher comme un rêve.

 Je n’écrirai pas d’hymne à la liberté.
Non,  Je vais faire bien mieux que cela :
Je vais monter nue sur ma Harley…

 Pour que  vive ma liberté !

Carole

N’aie pas peur

 Tu cherches le sommeil
Il fait nuit dehors
De loin on veille
Seul tu t’endors
Voilà l’heure
De faire tes premiers pas
N’aie pas peur
De quitter nos bras
Le monde vaut le coup
Que tu l’explores de bout en bout
On t’a laissé la bride sur le cou
Tant pis si tu t’écorches les genoux…
Et te voilà debout
Sur le chemin…

enfant

 Tu cherches tes limites
De plus en plus loin
Course poursuite
Vers ton destin
Sans heurt
On referme la porte derrière toi
Faisant taire nos peurs
Tu reviendras
Même un peu casse cou
Mieux vaut ne pas penser au contrecoup
Tu es beau quand tu t’enflammes
Cela te vaudra quelques bleus à l’âme
Mais te voilà debout
Sur le chemin…

Debout sous le porche
Finie la bohème
Les mains dans les poches
Tu n’es plus le même
Il est l’heure
De connaître vraiment
L’homme venu des profondeurs
Que tu portais en toi depuis tout ce temps
Nous voici d’égal à égal
Remboursement intégral
De la crainte pulsionnelle
Que le papillon se brûle les ailes
Et te voilà debout
Sur le chemin… de la liberté

Emmanuelle

marche

Marcher à perdre haleine dans le désordre des choses sans jamais se retourner, sans jamais regarder devant non plus. Cheminer dans la beauté de toute chose, à l’ombre des fjords, escorté par les fougères et les lichens. Cheminer à rebours, marcher porté par le souffle de ces semelles de vent, au-delà du tropique du cancer, respirant à plein nez la proximité folle du paradis.

Christian

Biographie-MandelaMe voilà dans une barque au milieu de l’océan en compagnie de Mandela et Dieudonné.

Ne me demandez pas à qui je mettrais un boulet au pied avant de le précipiter consciencieusement par-dessus bord !

Je resterai à converser avec le pape anti apartheid  dans cet espace confiné. On se laissera aller au vagabondage verbal en regardant voler les mouettes.

Nous évoquerons bien sur sa libération, l’art de la fugue qu’il pratiquait si bien derrière les barreaux en pensant au dessein sans carcan qu’il réservait a sa nation .

Après m’être abreuvé des paroles du grand homme, je demanderai la permission de me retirer, me jetant à l’eau tandis que Nelson lui s’envolera vers le ciel laissant la barque sans capitaine.

Christian

Sans demander la lune

46201618 Pour qu’une horloge tourne
il est sage
d’en respecter chaque rouage
sous peine de gripper l’engrenage…
Laissez-moi en faire témoignage.

 Il advint d’aventure
qu’un syndicat de la nature
vint porter en haut lieu et ce, de toute urgence,
tout un cahier de doléances

 Sans demander la lune, le soleil requit
une permission de minuit.

 La lune de son côté, souhaita qu’on admit 01031
toutes affaires cessantes
qu’elle soit dispensée d’heures de nuit éreintantes !

 Le vent, l’air de rien,
remua terre et ciel
pour voler de ses propres ailes…
Les volatiles d’un même cri
contestent que l’on scie
les branches sur lesquelles ils sont assis.

 Tels des machinesarb_plante_014
figées dans un travail d’usine
minés les arbres ruminent :
« Sans nos feuilles ou nos pétales
il n’est de terre végétale. »

 Fleur bleue,
la tulipe proteste contre son emploi saisonnier.

 Les pommes, bonnes poires, déclarent sans façon
se faire avoir jusqu’au trognon.
A l’unisson, les liserons demandent à grimper d’échelon.

Traités plus bas que terre, les lombrics d’un seul blocver_012
revendiquent leur droit aux alloc.

 Et le rocher à bout
ne gagnant que des clous
n’a plus un poil sur le caillou.

 Enfin les tournesols, fauchés comme les blés, prennent la suite14
faisant courir ce bruit « les carottes sont cuites,
nous avons fait chou blanc, on est en dépôt de bilan. »

 En haut lieu, l’on tint conférence : comment calmer le jeu ?
Devant tant de défiance, il fallait d’évidence
pouvoir couper la poire en deux.

 Le soleil put, l’été, prolonger sa journée et il y eut des nuits sans lune.9
Eole en coup de vent se déguisa en courant d’air.
Aux arbres le fruit de leur labeur,
et pour l’oiseau, la cerise sur le gâteau.
La tulipe en serre put s’épanouir l’hiver.
Pour les golden pommes, c’en fut fini de compter pour des prunes.

Et tout à l’avenant…
Ainsi prit-on le parti pertinent
de calmer les récalcitrants.

 La liberté n’est pas de n’en faire qu’à sa têteterre_01
si l’on veut faire tourner la planète.
Pourtant plutôt qu’ouvrir un compte en suisse
décider en haut lieu de partager les bénéfices
et faire régner un peu plus de justice
n’a d’autre préjudice…
que de multiplier le rendement par dix.

 Emmanuelle

3) Récrivons l’hymne national !!!

Pardon, parents d’enfants meurtrispaix
Le jour de vérité est né
Et nous refuserons à vie
Cette injustice organisée. (bis)

Entendez-vous pleurer ces mères
Trop seules, tristes et sans maris,
A qui l’Etat, l’Eglise, les traitres
Leurs nouveau-nés avaient saisis.

Enfants martyrs, docteur bandit,
Comment peut-on vivre sans cri
Quand le mensonge alors sévit.
Enfin, elles peuvent s’exprimer
Ces mères que l’on a volées,
Brisées de tant de cruauté.
Un jour d’espoir est arrivé.

Géraldine

cageAllons mes petits canaris
L’heure est venue de s’envoler
Que raisonnent vos cui cui
Comme des milliers de mélopées
Comme des milliers de mélopées

Rejoignez donc à tire d’ailes
Des pays où il ne pleut pas
Tout près, tout près du Walhalla
Et le paradis éternel

 Ouvrez la cage aux oiseaux
Comme le fait Pierre Perret
Volez, volez
Fendez l’azur
Humez la liberté

Christian

Allons  amis consommateurs,consommation
Le jour des soldes est arrivé !
En avant tous, n’ayez pas peur,
notre carte bleue est levée.

Entendez vous au Polygone
Courir avides acheteurs
Qui marchent jusque sur nos pieds
Et vendeurs de fringues et de souliers

 Aux armes citoyens
Formez vos bataillons,
payons payons ,
Ruinés serons
mais tellement contents

Christine

??????????????????????????????????????????????On est tous dans la même galère
Faudrait voir à se rappeler
Qu’on est les fillots de Voltaire
Que nos municipalités (bis)
Ont placardé sur leurs façades

Fraternité (personne n’y croit !)
L’égalité n’existe pas
Et la liberté bat la campagne

Réveillez-vous enfin !
Buvez un expresso
Marchons – Marchons
Prenez d’assaut
Les urnes et les journaux !

 On nous endort avec la crise-
Pour certains c’est la crise de foie
Les moyens des uns s’amenuisent
D’autres n’ont pas qu’un livret A (bis)

Derrière leur sourire de façade
La fraternité ils la broient
La supériorité leur va
et la liberté en est malade

Réveillez-vous enfin !
Buvez un expresso
Marchons – Marchons
Prenez d’assaut
Les urnes et les journaux !

 expressoSi chacun se serrait les coudes
En jouant l’ami Ricoré
On chanterait Johnny be good
Aux enfants pour les éduquer (bis)

Mais là c’est la dégringolade
Il est temps de se réveiller
Et après un bol de café
Ensemble on partira en croisade !

 Réveillez-vous enfin !
Buvez un expresso
Marchons – Marchons
Prenez d’assaut
Les urnes et les journaux !

Emmanuelle

Enfants de la démocratielibere
Le jour de croire est arrivé
Contre nous de la calomnie
L’étendard brillant est levé (bis)

Entendons-nous, villes et campagnes
Pour vivre de féroces combats
Des chaînes on se libèrera
Car l’espoir, l’amour nous accompagnent

 Plus d’larmes Citoyens
Détachons nos baillons
Marchons, marchons
Que la culture
Emeuve nos compagnons !

Laurent

  Allons enfants de la beuverietrinquer-t20263
Le jour de boire est arrivé
Contre nous de la zizanie
Le pinard gouleyant est levé (bis)

Entendez-vous dans les campagnes
Rugir les pina colada
Elles viennent au bout de vos bras
Abreuve nos fils et nos compagnes

 Vacarme citoyens
Servez de gros litrons
Trinquons, trinquons
Qu’un vin bien pur
Abreuve nos sillons

Laurent

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